Jérôme Vacher (FMI) : « Nous n’avons pas reçu une requête pour un nouveau programme avec la Tunisie »

Jérôme Vacher, Représentant résident du Fonds Monétaire International (FMI) en Tunisie a été aujourd’hui l’invité de l’émission « Dans le vif du sujet » diffusée ce matin sur RTCI.

Interpellé sur un éventuel nouveau programme avec la Tunisie, Jérôme Vacher a tenu à souligner que la requête doit venir des autorités tunisiennes avec une réflexion bien engagée et un plan de réforme et une vision claires. « Nous n’avons pas encore reçu de requête de la part des autorités tunisiennes pour un nouveau programme », a précisé le représentant résident du FMI en Tunisie.

Au sujet des entreprises publiques, Jérôme Vacher a déclaré que la situation de ces entreprises s’est détériorée davantage ce qui représente un risque sur les finances publiques et le secteur privé. Et d’ajouter que le déficit budgétaire ne donne pas une idée claire sur la situation. « Il est urgent de procéder à une réforme de ces entreprises », ajoute Jérôme Vacher.

Une croissance plus élevée et plus inclusive

Le représentant résident du FMI en Tunisie a annoncé aussi qu’un rapport sera publié pour présenter des analyses plus détaillées sur la situation économique et les défis à moyens termes.

Jérôme Vacher a, par ailleurs évoqué le pacte social mentionné dans le communiqué publié par le FMI à l’issue d’une mission à distance menée, du 9 au 18 décembre 2020 et du 4 au 13 janvier 2021, par une équipe du FMI, dans le cadre de la consultation de 2020 au titre de l’article IV avec la Tunisie.

Il a, dans ce contexte, souligné que qu’un plan de réforme doit être bien pensé pour trouver des solutions avec une croissance plus élevée et plus inclusive.

Pour rappel, dans un récent communiqué, le FMI a souligné que ses services encouragent les autorités tunisiennes à continuer de renforcer les filets de protection sociale et à améliorer l’investissement public.

« Plusieurs grandes entreprises publiques croulent sous le poids de la dette, ont accumulé des arriérés de paiement, et bénéficient de garanties de l’Etat, le tout posant des risques
budgétaires et financiers. Les services du FMI voient de manière positive les efforts des
autorités pour démêler et résoudre certains des arriérés croisés existants, et encouragent les autorités à mettre en place un plan de réforme à moyen terme », lit-on dans le communiqué du FMI.

 

 

 

 

 

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