[ ETUDE ] – Tunisie : comment la crise sanitaire rebat les cartes du recrutement

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L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié aujourd’hui les résultats d’une nouvelle enquête. Elle porte sur « L’emploi et l’entrepreneuriat en temps de Covid-19 : impact et réponses ».

A cet égard, l’étude a concerné un échantillon composé de 950 entreprises. Celles-ci emploient dix employés et plus. Elles opèrent dans le secteur industriel (textile, agro-alimentaire, chimique et pharmaceutique), le secteur de la santé, de l’information et communication et du commerce. L’étude permet de mieux cerner les nouveaux besoins en formation et d’accompagnement à apporter aux entreprises et aux jeunes en temps de la crise sanitaire. Afin de préserver leurs postes de travail, ou bien d’intégrer le marché de travail; ainsi que les nouveaux créneaux avec des opportunités d’emploi dans le contexte post-Covid.

Priorité aux cadres supérieurs

Ainsi, il ressort de cette étude que 71% des entreprises sondées annoncent qu’il n’y aura pas d’évolution de l’emploi pour les prochains mois. Par contre, 15% des entreprises estiment qu’il y aura une baisse de l’emploi au sein de leur organisation pour les prochains mois. 11% des entreprises anticipent une augmentation de l’emploi.

Par ailleurs, s’agissant des postes susceptibles d’être demandés, 59% des entreprises qui estiment un accroissement de l’emploi pendant les 12 prochains mois, déclarent que cette augmentation va toucher seulement les postes de cadres supérieurs. En outre, 41% des entreprises affirment que l’augmentation concerne seulement d’autres postes (techniciens, ouvrier…).

En ce qui concerne le profil des postes demandés, les entreprises préfèrent principalement les candidats avec expérience et ancienneté et qui sont fraîchement diplômés. Ces deux critères représentent respectivement 53% et 25% des critères recherchés chez le candidat.

Nécessité de mise en place d’un plan de continuité d’activité

Interrogées sur les raisons avancées concernant les postes menacés, 15% des entreprises estiment qu’il y aura une baisse de l’emploi au sein de leur organisation pour les prochains mois. Et ce, pour des raisons comme: la diminution des coûts salariaux (qui représente 46% des raisons avancées); le changement du mode de travail représente (qui 29% des raisons exprimées par les entreprises et le changement au niveau de l’activité qui représente 25%).

Pour la méthode de travail, 16% des entreprises ont amélioré l’infrastructure IT de leur organisation. 60% de ces entreprises ont investi le plus dans l’achat de matériel informatique.

37% des entreprises déclarent que leur principale priorité est la mise en place d’un plan de continuité d’activité. Tandis que 23% des entreprises révèlent que la rétention des talents et l’amélioration de l’environnement du travail sont leurs principales priorités.

Pas d’orientations stratégiques pour les prochains mois !

Sur le plan de la communication, peu d’entreprises ont mis en place un processus afin d’impliquer le personnel dans la mise en place des nouvelles orientations stratégiques pour les 12 prochains mois. En effet, le processus d’implication a été effectué principalement par des réunions physiques. Et ce, afin d’entendre le personnel.

Sur le volet formation, l’étude montre que 14% des entreprises ont prévu de nouveaux programmes au profit des employés. L’objectif étant de les autonomiser pour les 12 prochains mois. Et ce, pour répondre aussi aux nouveaux besoins. Notons que la plupart des entreprises programment de faire les formations 100% présentiel.

21% des entreprises ont alloué un budget pour la formation. 8% de ces entreprises vont consacrer un nouveau budget post-Covid pour les formations. 67% des entreprises ne possèdent pas un budget pour financer les formations. Ce qui les poussent dans la plupart des cas à mener les formations par un expert interne.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées en matière de développement des compétences, les résultats de l’enquête montrent que 47% des entreprises ont annoncé que le manque de budget représente un obstacle pour le développement des compétences. Selon les entreprises sondées, les compétences les plus sollicitées sont la communication, la confiance et l’estime de soi et la gestion du temps.

Les compétences linguistiques sollicitées sont principalement les langues arabe et française.

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