Jour de colère chez les journalistes

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©Islam Hakiri photography

Le 26 novembre 2020 est un jour de colère chez les journalistes. Et pour cause: L’indifférence du gouvernement face aux revendications des journalistes. Le mot d’ordre d’aujourd’hui est le brassard rouge  pour l’ instant et d’autres mouvements de protestation suivront…

Les journalistes aujourd’hui manifestent. Un sit-in réussi devant la Kasbah, nous affirme Mehdi Jlassi, président du bureau exécutif du SNJT. En ajoutant: “Il s’agit d’une grande manifestation qui est une réussite pour aujourd’hui. Les revendications sont légitimes ».

Et de poursuivre: « Nous ne tolérons plus à ce que les  engagements ne soient pas honorés. Ce temps -là est révolu. Même après la grève générale, prévue pour le 10 décembre, nous n’allons pas rester les bras croisés. Nous allons accélérer notre mouvement. En lui imprimant une dimension importante”. 

Après l’appel lancé du  Syndicat National des Journalistes Tunisiens, un mouvement de protestation a été observé un peu partout dans l’ensemble du territoire tunisien. En effet, plusieurs journalistes de différents médias ont protesté contre  le non-respect des engagements des gouvernements successifs. 

Face à l’intimidation et à la nonchalance du gouvernement Mechichi, le SNJT a décidé  d’agir…

De ce fait, Mehdi Jlassi rappelle qu’il y aura une grève générale le 10 décembre.

De son côté, Amira Dridi, journaliste au journal « Essabah », souligne: « En tant  que  journaliste à Essabah, cela fait dix ans que notre catégorie fait du surplace. Mais plus encore, le gouvernement fait la sourde oreille. Ce mouvement de protestation va s’amplifier de plus en plus ».

La liberté d’expression n’est pas un vain mot. Etre libre c’est pouvoir s’exprimer librement. Et comme disait Thomas Jefferson, le 3 ème président des Etats-Unis, en 1787 : “ S’il me fallait choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, j’opterais sans hésiter  pour la seconde proposition”.

En parlant de revendications   

Rappelons que les principales revendications comprennent:

  • Les arriérés de salaires de ceux qui  travaillant dans les établissements médiatiques confisqués 
  • La régularisation de la situation des établissements médiatiques publics
  •  Le recrutement des journalistes  diplômés chômeurs de l’Institut de presse et des sciences de l’information (Ipsi)
  • -L’appui aux établissements médiatiques en période de pandémie. 
  •  La nomination d’un PDG à la tête de la Radio nationale. Et ce conformément au règlement intérieur de la radio. 
  •   L’accélération des procédures d’intégration de radio Zitouna parmi les médias publics 
  •  La mise en oeuvre  d’une instance nationale pour la publicité.

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