Les start-up africaines offrent une planche de salut au continent selon des spécialistes japonais

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Contrairement aux idées reçues, les innovations ne viennent pas que des pays développés. Aujourd’hui, l’Afrique donne l’exemple en produisant et exportant des services et des produits de grande qualité. Et ce, vers les pays développés. C’est ce qu’affirme jeudi, Naonobu Fuwa, spécialiste en start-up à l’ Agence Japonaise de Coopération internationale (JICA).

Il s’agit, selon ses propos, de « l’innovation inversée » (l’inverse du processus habituel) que la JICA cherche à promouvoir. Et ce, à travers l’encouragement de l’innovation des startup en Afrique. C’est qu’il ajoute au cours d’un webinaire consacré par l’Agence japonaise et le groupe de médias franco-japonais « Nikkei » à ces petites entreprises et leurs marchés technologiques. Le spécialiste est, ainsi, revenu sur le potentiel des start-up africaines.

Création d’emploi

A cet égard, les entrepreneurs des start-up favorisent la création d’emplois. Ils cherchent, également, à résoudre les problèmes de leurs sociétés. Notamment, dans le domaine des infrastructures; compte tenu de l’absence de plusieurs services vitaux. Et ce, à l’instar de l’électricité, l’eau potable; mais aussi des routes et des services bancaires dans plusieurs zones du continent noir; poursuit-il.

Les défis sont multiples

En effet, les défis sont multiples. Mais les start-up africaines sont capables de trouver des solutions aux problèmes de la société. Elles ont besoin d’être formées et soutenues. L’intervenant affirme que ce continent connait une importance croissance démographique.

A cet égard, la carte démographique mondiale démontre que la population africaine qui est actuellement de 1,3 milliard d’habitants (2019), atteindra 2,5 milliards, en 2050. Soit un quart de la population mondiale. Ces chiffres sont attractifs. Mais ils cachent plusieurs problèmes. En particulier, un taux de chômage élevé, qui peut atteindre 30% voire 50% des jeunes dans certains pays. Outre les grandes disparités existant entre les différents états du continent. Ainsi, a-t-il dit, la croissance démographique peut être synonyme de l’explosion du chômage et d’instabilité sociale. Et ce, compte tenu de la criminalité qui en découlera.

Des start-up qui excellent

Or, les start-up sont là pour aider à relever les défis, précise encore le responsable. D’ailleurs, il cite l’exemple de la société ivoirienne LIFI-LED. Cette société a mis en place des solutions de communication permettant de diffuser l’information numérique par le biais de la lumière dans un pays ou 3% (une personne sur 3) seulement de la population ivoirienne, a accès à l’électricité. Et une personne sur quatre a accès à Internet.

Cette société a notamment, proposé le « Lifi », au lieu du « Wifi ». Il s’agit d’une technologie innovante qui n’utilise pas les ondes électriques. Mais la lumière apportée par l’énergie solaire pour assurer la communication via satellite et offrir l’internet. La vitesse de cette communication est beaucoup plus importante que le wifi. Elle peut même être cent fois plus rapide, explique-t-il.

Un développement à saute-moutons

En effet, les start-up africaines, notamment celles actives dans le domaine technologique, enregistrent un développement à saute-mouton. Car, elles laissent derrière elles les étapes vécues par leurs similaires dans les pays développés lors des révolutions industrielles. Ainsi estime de son côté Takeshi Watanabe de « Mobility 54 Investment », une société japonaise d’investissement, active en Afrique.

Pour une meilleure digitalisation

A ce propos, il cite l’exemple du Kenya, où 30% de la population ont un compte bancaire traditionnel. Et ce, contre plus 80% qui ont un compte de monnaie électronique sur leurs téléphones portables. Cela  a permis de dépasser les problèmes relatifs à l’absence d’agences bancaires de proximité, de distributeurs et le taux élevé des frais de transferts. La pénétration des transactions financières mobiles deviendra la base des activités commerciales et économiques. Et le payement sera toujours indispensable pour une transaction commerciale, ajoute-t-il.

Enfin, selon Naonobu Fuwa, la JICA a lancé le concours NINJA (Next Innovation with Japan) destiné aux start-up. Il a permis de sélectionner 60 entreprises sur 2700 candidates de 19 pays. De plus, un évènement de pitch-présentation sera organisé en février 2021, pour sélection les dix meilleures.

Avec TAP

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