Exclusif : la gestion de crise n’est pas prioritaire pour 37% des PME

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Dans quelles mesures les PME sont-elles préparées à faire face à une interruption d’activité? Tel est le titre de l’enquête menées par le cabinet de consulting 4D Leadership House.  Cette exclusive pour leconomistemaghrebin.com tend à comprendre davantage les vulnérabilités auxquelles font face les PME en Tunisie. Le cabinet a mené l’étude par téléphone et par entretien durant juin, juillet, août et septembre 2020.

« Le but de cette étude est de souligner l’importance de la préparation aux problèmes imprévus susceptibles de perturber la continuité des activités. L’objectif étant de mettre en évidence l’importance de  la gestion de crise  & BUSINESS CONTINUITY (BC) ( continuité de l’activité)  pour la stabilité et la rentabilité de l’organisation, l’intégrité de ses ressources et investissements, et la sécurité de ses employés et clients ». Lit-on dans le résumé du sondage.   D’ailleurs, les chiffres  montrent que les PME ne se sont pas imprégnées de la culture de gestion de crise.

Zoom sur les chiffres

  1. 68% des répondants n’ont pas de plan CM ou BC
  2. 22% ont indiqué qu’un plan CM est souhaitable mais que d’autres priorités prévalent
  3. Les TPE (<100 employés) étaient les moins intéressés par la mise en place d’un PCA
  4. 37% des participants soulignent le manque d’intérêt des dirigeants à investir dans la formation du personnel
  5. 18% des entreprises (> 300 employés) pensent avoir un CMP obsolète ou qui n’a jamais été mis en œuvre.
  6. 65% des cadres supérieurs interrogés estiment que leur entreprise ne dispose pas d’une équipe ou d’un processus dédié pour faire face aux interruptions soudaines d’activité.

 L’étude a tenté, également, de répondre à cette question : quels événements inspirent des préoccupations majeures chez les dirigeants et les chefs d’entreprise ?

OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Ainsi, l’étude révèle que la pandémie ne figurait pas parmi les principales préoccupations des dirigeants et des chefs d’entreprise. Et ce en tant qu’événement majeur pouvant survenir sur une période relativement longue. Par ailleurs, une étude antérieure menée par 4DLH montre que les petites entreprises disposent de moins de ressources pour planifier, répondre et se remettre d’une crise de petite ou moyenne taille.

« Il est clair que les patrons de PME investissent beaucoup d’argent, de temps et de ressources dans leurs entreprises, mais ils ne parviennent pas à planifier correctement les différentes crises auxquelles leur entreprise pourrait faire face ». Affirme l’auteur du sondage.

Par ailleurs, l’absence d’un plan BC est un signal d’alarme qui indique la nécessité d’une prise en charge dans les plus brefs délais. Les PME doivent développer un plan de reprise et un système de redémarrage rapide des activités critiques après la survenue d’une crise. Un plan de BC devrait également préciser le délai dans lequel une entreprise pourrait raisonnablement reprendre ses activités habituelles.

Les raisons de ne pas se préparer correctement à une crise ou de développer un BC sont les suivantes :

Pour le cabinet, « ces résultats mettent en évidence l’incompréhension des chefs d’entreprise quant à la valeur des actifs «immatériels» dans le calcul du retour sur investissement ».

Le développement d’un ensemble d’activités techniques, administratives et de gestion pour récupérer et restaurer les actifs commerciaux critiques est extrêmement important pour les entreprises de toutes tailles.

« L’élaboration d’un plan de gestion de crise aide les équipes des PME à identifier les menaces potentielles au fur et à mesure qu’elles planifient et exécutent les tâches, les communications et les informations dont elles auront besoin pour faire face à ces menaces. De plus, la planification (et l’exécution de ces plans) donne simplement de meilleurs résultats, y compris de meilleurs résultats financiers et une clientèle ayant confiance aux PME ». Conclut l’étude.

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