“La Covid-19 a engendré une crise de confiance entre les intervenants économiques”

Béchir Boujday

La pandémie Covid-19 a créé une crise de confiance entre l’entreprise et les différents intervenants dans le circuit économique. Affirme Béchir Boujday, membre du Bureau Exécutif de l’UTICA et président de la Fédération nationale de la Mécanique. Et ce, lors de son intervention sur les ondes de Shems fm, aujourd’hui 8 octobre.

Par ailleurs, l’intervenant affirme dans le même contexte que cette crise de confiance touche les rapports entre l’entreprise, l’administration, les fournisseurs, la CNSS et la fiscalité et les clients. D’ailleurs, M. Boujday a fait savoir que le taux de recouvrement des entreprises est très faible dans la conjoncture actuelle marquée par la pandémie de la Covid-19.

Il regrette la perte de plusieurs entreprises dans cette conjoncture économique. L’intervenant affirme que plusieurs entreprises ont fait faillite. 35% des entreprises sont en situation critique. Avance-t-il.

Dans le même sillage, il avance le chiffre de 165 mille emplois perdus pendant la première vague de la pandémie. Tout en reconnaissant l’importance des décisions du gouvernement pour soutenir les entreprises, notamment les PME, il regrette «  la lenteur administrative pour les appliquer ». D’ailleurs, les entreprises subissent plusieurs problèmes depuis 2019 avant que la Covid-19 vient les brusquer. L’application des mesures gouvernementales  peut améliorer la situation. Nuance-t-il.

Pour ce qui est de la décision du couvre-feu nocturne, Béchir Boujday affirme que cette décision n’entrave en aucun cas, le travail et la production. Et ce, en particulier la permission aux entreprises qui exercent durant la nuit de travailler malgré le couvre-feu. Répondant à une question qui porte sur les revendications de plusieurs employés du secteur privé d’utiliser les mêmes horaires de la fonction publique modifiée à l’occasion du couvre-feu, il affirme que ce n’est pas possible.

“Nous ne payons que les heures de travail effectuées ». Martèle-t-il. Et de continuer : «  Le secteur privé est un secteur lucratif, nous respectons le secteur public mais chaque secteur a ses spécificités”.

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