Abdelkarim Harouni: « Sans stabilité politique, il n’y aura pas de relance économique »

Abdelkarim Harouni

Etat des lieux du paysage politique. C’est ce à quoi s’est attelé Abdelkarim Harouni. Et ce, lors de la conférence de presse du mouvement Ennahdha, à son siège.

A cette occasion, Abdelkarim Harouni indique que la décision est prise. Il insiste, en l’occurrence, sur la mise en place d’un nouveau gouvernement. D’ailleurs, il précise dans ce contexte: « Eu égard à la réunion d’hier du conseil de la Choura. Et en tenant en compte de la situation fragile du pays à tous les niveaux. Les 80 membres ont décidé de penser à l’étape d’après. Et nous avons chargé le président du Mouvement de se réunir avec les différents partis politiques, ainsi que les parties syndicales. Afin d’arriver à se mettre d’accord sur la formation d’un nouveau gouvernement. » 

Et d’ajouter: « Ce n’est pas l’initiative d’Ennahdha seulement. Mais nous n’avons pensé qu’à l’intérêt du pays. Il est plus judicieux de former un gouvernement qui n’aura aucun soupçon de conflit d’intérêts. Et pour ceux qui veulent créer une polémique au sein du Parlement, Ennahdha ne cédera à aucun chantage, comme certains veulent le faire croire. »

Interrogé sur la participation de Qalb Tounes aux réunions, il a répondu par affirmative. En déclarant: « Nous nous opposons à toute exclusion. » 

En outre, il a également rappelé que la réunion entre le président de la République  Kaïs Saïed et le président du mouvement Rached Ghannouchi était constructive. Car il estime, qu’il y a eu des similitudes de points de vue. Et ce, en prenant en considération la situation qui ne peut plus attendre.

« Ennahdha a été la solution au problème »

Il ajoute: « Pour ceux qui recherchent les tiraillements, je leur dirai qu’Ennahdha a toujours été la solution au problème; et non le problème ».

Revenant sur la motion de censure à l’encontre du président du Parlement, il a répondu: « Certains veulent provoquer des crises dans le pays.; et ce, pour aggraver le climat. A travers des initiatives qui ne répondent pas aux attentes des Tunisiens. »

Enfin, il revenu sur les élections anticipées, proposées par l’UGTT. Et il conclut: « Nous n’avons aucune crainte. Mais cette question est prématurée. »

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