Education : Mohamed Hamdi contre la suspension des recrutements

recrutements - l'économiste maghrebin

La suspension des recrutements dans la fonction publique ne doit pas s’appliquer au secteur de l’éducation. Affirme le ministre de l’Education Mohamed Hamdi. Et ce en raison des réels besoins de ce secteur qui constitue un investissement pour l’avenir.

Pour lui, la régularisation de la situation des enseignants suppléants et des diplômés en licence appliquée en éducation et enseignement à travers leur recrutement, éviterait toute perturbation du processus éducationnel. Elle préserverait sa qualité ainsi que la dignité des enseignants. Il ajoute que « l’enseignement n’obéit pas à une logique comptable, puisqu’il s’agit d’un investissement pour l’avenir ». Ainsi, le ministre affiche son refus à la suspension des recrutements dans son département.

Par ailleurs, il a estimé que le comblement des postes vacants doit s’étendre sur toute l’année scolaire. Et ce sans recourir aux mécanismes de travail précaire.

En effet, il affirme que le recrutement des diplômés en licence appliquée en éducation fera partie de la réforme du système éducatif. Par ailleurs, le ministre souligne la nécessité de régulariser la situation de cette catégorie de diplômés. Et d’intégrer ses quatre promotions, avant d’évaluer son utilité.

Pour rappel, la coordination nationale des enseignants suppléants a mené plusieurs mouvements de protestation. L’objectif étant la régularisation de la situation de quelque 7 500 enseignants suppléants. Dont un grand nombre ont bouclé une douzaine d’années d’exercice dans différents établissements d’enseignement secondaire du pays et n’ont pas été intégrés à ce jour.

En effet, le décret gouvernemental N°16/2020 portant sur la préparation du projet de loi de finances 2021 prévoit entre autres :
– La suspension des recrutements à l’exception dans les secteurs prioritaires et en cas de force majeure;
– Le report des programmes de formation en vue de recrutement, ne signer aucun accord ayant un impact financier avant de consulter le ministère des Finances et la Présidence du gouvernement et ne pas remplacer les postes vacants.

Avec TAP

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