Covid-19: masque, chaleur et pratique sportive le trio infernal de l’été

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Le journal australien 7News a rapporté que deux garçons chinois sont morts alors qu’ils portaient des masques faciaux pendant les cours de gym. Ces deux garçons de 14 ans seraient morts d’un arrêt cardiaque soudain.

Depuis, des experts médicaux japonais appellent à la vigilance à l’égard des maladies liées à la chaleur. Cet été, le port de masques faciaux pour empêcher la propagation du coronavirus peut causer des difficultés respiratoires et une déshydratation.

Yasufumi Miyake, chef de service des urgences à l’hôpital universitaire de Teikyo, avait expliqué dans Japan Times que « le port de masques par temps chaud empêcherait l’air frais d’atteindre les poumons. Dans ce cas, les muscles respiratoires sont stressés, ce qui entraîne un essoufflement. Facilitant l’accumulation de chaleur à l’intérieur du corps. »

Il conseille alors « d’allumer les climatiseurs, de boire de l’eau à intervalles réguliers et d’augmenter le temps de repos pendant l’été.  »

Il est prématuré d’affirmer la saisonnalité du Coronavirus

Une question se pose. Les températures chaudes de l’été freineront-elles la propagation du coronavirus ?

Des études scientifiques démontrent que l’épidémie ralentit dans les climats plus chauds et humides.  Ils appellent toutefois à la prudence. D’après eux, la vigilance est de mise, car l’étude américaine vantée en avril par Trump manque de recul.

D’après Jean-Paul Stahl, professeur spécialisé dans les maladies infectieuses au CHU Grenoble-Alpes, les deux études démontrant que les températures estivales pourraient freiner l’épidémie n’ont pas été validées scientifiquement. De plus, les deux ont été réalisées dans des laboratoires. Des conditions bien loin de celles de la vraie vie.

Gilbert Deray , médecin PUPH, , chef de service à l’hôpital Pitié-Salpêtrière renchérit. Il atteste sur son compte twitter que cette étude scientifique démontre qu’il n’y a aucun lien entre température, latitude et le Covid-19. Nous devrons combattre ce virus le temps de disposer d’un traitement ou d’un vaccin. L’hypothèse de la saisonnalité, la meilleure, ne doit pas nous faire baisser la garde.

D’ailleurs, une autre étude démontre qu’il n’y a aucune relation de cause à effet entre la transmission du virus et la température ou les rayons UV dans les villes chinoises.

Enfin, d’après les médecins quelle que soit la météo ou la saison, il reste donc essentiel d’appliquer les gestes-barrières.

 

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