Coronavirus : l’institut Pasteur de Tunis, une fierté nationale

institut pasteur tunis

C’est à « Libération » que le reportage de Mathieu Galtier : »A l’Institut Pasteur de Tunis : « Ça fait 31 jours que je n’ai pas embrassé ma fille de 6 ans » est apparu hier.

Dans ce reportage, on apprend que l’Institut Pasteur de Tunis a analysé près de 4 000 prélèvements biologiques, quasiment la moitié de ceux réalisés à l’échelle du pays.

D’ailleurs, d’après Hechmi Louzir, c’est grâce à l’institut Pasteur de Hongkong que le centre de recherche a eu rapidement accès à la séquence génétique du virus. « Avant même l’annonce du premier cas en Tunisie, l’Institut Pasteur de Tunis a pu faire des commandes de « primers » [courte séquence d’ARN], de sondes ainsi que d’enzymes. »

Hechmi Louzir, le directeur de l’établissement s’en félicite. Une trentaine de scientifiques se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour recenser les cas positifs. Il faut entre six et huit heures pour obtenir un résultat. Même s’il n’est pas entièrement équipé. Le laboratoire P3, va permettre de réaliser 1 000 tests par jour.

Le reportage annonce aussi que ces manipulations techniques sont quasi inédites en Tunisie. D’après Hechmi Louzir, la pandémie a permis l’inauguration précipitée du laboratoire P3.

Ce dernier labo de haute sécurité biologique est un don de la fondation Mérieux. Il était conçu initialement  pour isoler les agents hautement pathogènes (tuberculose, rage, etc.).

La boîte à gants, récemment installée pour étudier des souches du virus Ebola, a été inaugurée pour le Covid-19.

A savoir que Adrien Loir,neveu de Louis Pasteur, a fondé l’Institut Pasteur en 1893. C’est Louis Pasteur lui-même qui l’a chargé pour mettre en place un centre de vaccination à Tunis. Il est ainsi le troisième plus ancien du monde après ceux de Paris et de Saïgon. Il sera remplacé par Charles Nicole qui y restera pendant 33 ans, décédé le 28 février 1936.

Enfin, l’Institut Pasteur peut s’enorgueillir de ses chercheurs, la Tunisie aussi. Le Centre de recherche était submergée par les mails des chercheurs qui voulaient être volontaires.

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