Activer l’appétence aux changements avant de les accompagner

changement Moez Toumi
Notre appétence à nous questionner sur nos visions du monde et sur les évolutions futures s’est ainsi activée

Des certitudes sont aujourd’hui partagées au sujet de notre installation dans l’ère des changements permanents. De même que dans l’accélération de leur rythme au sein des entreprises.

En effet, les réorganisations dans les entités économiques deviennent annuelles, semestrielles, voire même trimestrielles. Cela se justifierait par un besoin de s’adapter très rapidement aux changements et évolutions du marché. Et de pérenniser l’activité et l’existence même d’une entreprise.

Alors, pour y faire face, les entreprises déploient toutes formes d’accompagnement. Avec comme objectif permanent de contourner les difficultés de court terme. Ces difficultés sont liées aux besoins en agilité et en adaptation très rapide. Et ensuite dans l’essai de neutraliser les incertitudes de moyen et long termes. Celles-ci sont sources de mal-être au travail, de décrochage de collaborateurs, de stress et de burn-out.

Les sujets du changement concerneraient aussi bien les organisations, que les Ressources Humaines qui les composent. Néanmoins, les manières de les appréhender sont bien disparates.

Au niveau des ressources humaines, une adhésion aux changements nécessiterait d’abord le développement de capacités et de compétences cognitives, permettant à chacun d’accélérer et d’améliorer sa capacité à assimiler les évolutions. Et ce, pour pouvoir les intégrer dans son mode de fonctionnement. Sans que cela mette en difficulté son bien-être et son équilibre holistique. Les compétences cognitives de chacun concerneraient les niveaux de concentration et d’attention, en sélectivité et en intensité.

Faire évoluer les capacités cognitives des collaborateurs

Ainsi, avant même d’envisager d’accompagner les changements, il serait plus qu’important d’activer et de faire évoluer les capacités cognitives des collaborateurs leur permettant d’optimiser le traitement des informations et des signaux. Et ce, afin de pouvoir répondre favorablement et positivement à des situations changeantes. De même qu’aux exigences d’un nouvel environnement, qui nécessiterait l’élaboration de nouveaux équilibres individuel et collectif holistiquement positifs.

Comment donc activer ses appétences aux changements et optimiser la sélection et le traitement des informations les plus pertinentes, dans des situations de changement et activer les nouveaux apprentissages? Comment identifier et converger le plus rapidement possible vers une nouvelle situation d’équilibre?

L’entraînement cognitif est une piste pertinente permettant aux collaborateurs de rester engagés, performants et moteurs dans les changements.

Enfin, le changement intrinsèque favoriserait l’adhésion à un changement extrinsèque et une projection vers un nouvel équilibre à construire. Sinon, sommes-nous en train de mettre la charrue avant les bœufs?

Par Anis TOUMI, Coach professionnel certifié et spécialiste en entraînement cognitif

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