Le FIDA accorde à la Tunisie un prêt de 23,1 millions de dollars

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Le Fonds international de développement agricole – FIDA, organisme des Nations Unies, annonce son appui à un nouveau projet. Sa finalité est de réduire la pauvreté rurale dans la région de Kairouan; l’une des plus défavorisées de la Tunisie.

Ainsi, Donal Brown, Vice-Président adjoint du FIDA, Département de la gestion des programmes, et Samir Taïeb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche signent un accord de financement. Il est relatif au Projet d’insertion économique, sociale et solidaire (IESS-Kairouan).

En effet, ce projet, d’un montant de 51,2 millions d’USD, vise à améliorer la résilience et les moyens d’existence des producteurs ruraux. De même, il chercher à aider la Tunisie à atteindre plusieurs objectifs de développement durable (ODD). Avec, en particulier, l’élimination de l’extrême pauvreté et de la faim (ODD 1 et 2).

Appuyer les familles vulnérables

Par ailleurs, le financement se décompose comme suit: un prêt du FIDA de 23,1 millions de dollars; un don du FIDA de 0,7 million de dollars; et un don du Fonds pour l’adaptation de 9,2 millions de dollars. S’ajoutent à ces financement les contributions suivantes: 15,8 millions d’USD du gouvernement tunisien; 0,6 million d’USD de l’Union tunisienne de solidarité sociale; et 1,7 million d’USD des bénéficiaires eux-mêmes.

Car, « le projet IESS-Kairouan a été conçu pour tester à grande échelle la démarche graduelle. Celle-ci consiste à appuyer les familles vulnérables qui perçoivent déjà des aides de l’État. Pour ensuite évaluer la mesure dans laquelle leur mobilité économique et sociale a été améliorée ». C’est ce qu’explique Philippe Rémy, directeur de pays pour la Tunisie.

En résumé, le projet permettra à ces familles d’échapper à l’extrême pauvreté et d’avoir des moyens d’existence durables.

En outre, le projet appuiera l’intégration des petits exploitants agricoles dans l’économie au sens large. Il aidera les familles vulnérables à s’adapter aux changements climatiques. Notons que le réseau hydraulique sera remis en état pour améliorer l’accès à l’eau potable. Les systèmes de collecte des eaux de pluie seront améliorés en vue d’augmenter le volume d’eau à usage agricole.

De plus, le projet IESS-Kairouan permettra aux familles pauvres de bénéficier d’une formation sur la nutrition et la finance. Il permettra aussi de suivre des cours d’alphabétisation élémentaire.

16 800 familles tunisiennes extrêmement vulnérables

En plus de renforcer les activités rémunératrices, il rapprochera les petits exploitants agricoles des acteurs privés de la chaîne de valeur. Au moins la moitié des bénéficiaires du projet seront des femmes et 30% seront des jeunes.

En effet, au moins 16 800 familles tunisiennes extrêmement vulnérables bénéficieront d’activités destinées à améliorer leurs conditions de vie, leurs revenus et leur résilience face aux changements climatiques.

En Tunisie, le taux de pauvreté a certes été ramené de 20 à 15% entre 2010 et 2018. Cependant, d’importantes inégalités demeurent dans les zones urbaines. Même si ce taux s’élève à 10%; contre 26% en moyenne dans les zones rurales. La région de Kairouan, au Centre-Ouest, compte presque 35% de la population pauvre vulnérable du pays.

Comme de nombreux pays en développement, la Tunisie est aussi touchée par les effets des changements climatiques et enregistre des températures en hausse associées à des précipitations inférieures à la moyenne. Le secteur agricole, dominé par l’arboriculture (essentiellement des oliviers), la culture céréalière et l’élevage, en subit les répercussions.

Pour rappel, le FIDA a, depuis 1980, investi plus de 215,6 millions de dollars dans 14 projets et programmes de développement rural en Tunisie. La valeur totale des ces investissements s’élève à près de 504,3 millions de dollars. Ces interventions ont directement bénéficié à 142 650 familles rurales.

M.T d’après communiqué

 

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