Bizerte : Grève inopinée à la raffinerie de la STIR

stir

Les cadres et agents de la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR), à Zarzouna, sont entrés, depuis lundi matin, dans une grève inopinée. Pour réclamer la prime de rendement.

Le chargement des produits pétroliers a été suspendu à la STIR. Les unités de production pourraient, également, s’arrêter si la grève se poursuit. Signale Sami Louati membre de la fédération du pétrole.

Auparavant, le personnel de la raffinerie avait observé une grève de deux heures, jeudi et vendredi.

De son côté, le directeur général adjoint de la STIR, Ghassen Zaoui, indique que l’administration n’a jamais refusé le dialogue avec les grévistes. Soulignant la volonté de régler la question au cours de la journée et de trouver une solution à la crise.

Des jeunes sans emploi observent pour leur part un sit-in devant l’entrée principale de la société revendiquant leur droit à l’embauche. En application, disent-ils, du principe de la discrimination positive en faveur de leur région.

Les dettes s’élèvent à 1600 millions de dinars

Lors du débat parlementaire d’aujourd’hui, des députés ont évoqué la convention Mourabaha. Entre la STIR et la Société Internationale Islamique du Financement du Commerce (SIIFC). Convention garantie par la République tunisienne. Les députés ont en outre souligné le désengagement financier de cette institution vis-à-vis des établissements publics. Et le non lancement de leur restructuration.

Le parlement a examiné, en présence du ministre des Finances, Ridha Chalghoum, la convention Mourabaha. Celle-ci permet à la STIR l’obtention d’un montant de 136 MD, servant à garantir son approvisionnement en pétrole.

En outre, certains députés ont considéré que l’Etat recourt à des solutions de  »raccommodage » pour résoudre les problèmes des entreprises publiques. Or celles-ci comptent parmi les piliers de l’économie tunisienne.

Les dettes de la STIR s’élèvent à 1600 millions de dinars. En effet, « la société n’arrive pas à recouvrer ses dus auprès des entreprises publiques. Obligée de recourir à l’importation, la société a atteint le stade de cessation de paiement de ses agents « , selon le rapport de la commission des finances à l’ARP.

Avec TAP

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here