Faouzi Ben Abderrahmane : « Le paysage politique se caractérise par une très grande volatilité »

Faouzi Ben Abderrahmane

Faouzi Ben Abderrahmane, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, donne son point de vue sur la prochaine composition gouvernementale. Et ce, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com

Faouzi Ben Abderrahmane estime que le chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhfakh, a choisi une stratégie assez difficile. Ce dernier s’est mis dans une posture où la marge de manœuvre est très limitée.

Il précise dans ce contexte : « En d’autres termes, à mon avis, il a privilégié d’exprimer ses positions politiques au détriment de ce qu’on appelle un certain réalisme politique ».

Selon lui, il s’est trouvé sous les pressions des partis politiques. « Ce qui est tout de même très attendu », ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Les partis politiques étaient dans la tactique, sans pour autant arriver à se mettre d’accord. D’ailleurs, je pense fondamentalement que les partis politiques ne veulent pas d’élections anticipées. Ce qui risque de se produire si le prochain gouvernement ne passe pas. Et comme le dit clairement la Constitution« .

Faouzi Ben Abderrahmane : « Ennahdha sera la perdante et non la gagnante »

En outre, la grande question est de savoir: Qui sont les principaux perdants s’il y aurait des élections législatives anticipées ? A cette interrogation, Faouzi Ben Abdarrahmane, répond sans aucune hésitation : « Ennahdha est la première à être consciente que s’il y aurait des élections, elle sera la perdante et non la gagnante. Et tout le monde sait, qu’aujourd’hui, aucun parti n’est capable de dire avec certitude, qui peut remporter les prochaines élections ». Et d’ajouter : « Le paysage politique tunisien se caractérise par une très grande volatilité ».

Mais la certitude est bien là. La majorité des partis ne veulent pas d’élections anticipées. Ce qui nous amène à nous interroger : comment améliorer les négociations ?

Faouzi Ben Baderrahmane revient sur le système politique, qui selon lui, est très classique et où l’intérêt du pays est quasi-absent.

Il souligne à cet égard : « Les concertations qu’a lancées Elyes Fakhfakh avec les dix partis n’ont pas la même puissance. Tout comme il n’est pas évident de trouver un dénominateur commun. Or, comment aller dans l’exécution point par point ? Et comment se mettre d’accord sur un programme ?

Il conclut :  » Il y a très peu de chances de se mettre d’accord sur un programme détaillé ou d’avoir un consensus qui serait mou. Cela dit, tout va dépendre de cette équipe gouvernementale. Mais pour réussir, il faudrait que les membres de l’équipe gouvernementale laissent leur affiliation partisane à part et placent l’intérêt du pays avant les leurs ».

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