Ferid Belhaj : le prochain gouvernement doit poursuivre les réformes

Ferid Belhaj - l'économiste maghrébin

Le vice-président de la Banque Mondiale, en charge de la région MENA, Ferid Belhaj, a affirmé que le prochain gouvernement doit poursuivre la mise en place des réformes.

Intervenant dans le cadre de l’émission Midi Show de Mosaïque fm, Ferid Belhaj  soutient que la BM doit entamer le dialogue avec le gouvernement sur ce sujet. Ainsi, le prochain gouvernement doit avancer dans la mise en place de ses réformes. Et ce, pour pouvoir obtenir les fonds nécessaires à l’avenir. Il rappelle que les Rencontres du printemps de la Banque Mondiale se tiendront au mois d’avril.

Il s’agit de l’événement où se réunissent les plus grands bailleurs. Ainsi, le prochain gouvernement doit mettre en place un programme de réforme et le promouvoir à Washington. « Quand le gouvernement se formera, nous lui soumettrons nos propositions. Ainsi qu’un certain nombre d’idées pour faire évoluer les réformes » précise-t-il.

Il a indiqué que les aides et les financements pour la Tunisie ont baissé. Contrairement à la période de 2010-2011. Et ce, à cause du retard enregistré dans la mise en place des réformes. Suite à la révolution, la Banque Mondiale a trouvé la Tunisie dans une situation difficile. De ce fait, elle a engagé un programme d’aide. « Le programme a été mis en place dans une perspective d’aide » lance-t-il. Et de rappeler que la BM a débloqué des milliards de dollars à cet effet.

Par ailleurs, il affirme que l’Etat doit avoir un rôle régulateur et donner la chance au secteur privé. De son côté, le vice-président de la Banque Mondiale, en charge de la région MENA, Ferid Belhaj, affirme qu’être candidat à la Présidence du gouvernement est un honneur. Cependant, pour qu’une personne puisse mettre en place des réformes et changer les choses. Elle doit avoir une crédibilité morale et une crédibilité technique. Et d’ajouter que le candidat doit être à Tunis. Et ses racines ancrées en Tunisie. « Alors que je vis depuis 35 ans à l’étranger » lance-t-il.

De ce fait, il estime que nommer un Chef du Gouvernement vivant à l’étranger est un message négatif aux Tunisiens. Ainsi qu’aux partis politiques. Un message pour dire qu’il n’existe pas de compétences tunisiennes pour le poste de Chef du Gouvernement. Il affirme rejeter cette démarche. Et ce, étant donné que la Tunisie dispose de compétences de très haut niveau.

Revenant sur la relation de la Tunisie avec la Banque Mondiale, Ferid Belhaj affirme que la Tunisie est un membre important de la Banque Mondiale. « Nous avons notre mot à dire » affirme-t-il. Et ce, à grâce à la crédibilité de la Tunisie. Il rappelle que depuis 1958 (date d’adhésion de la Tunisie à la BM), plusieurs projets ont été réalisés. Les projets ont bel et bien réussi. D’ailleurs, d’autres pays se sont inspirés.

Il a dévoilé, également, que la Tunisie est le premier pays qui a pu convaincre la BM d’intervenir dans le secteur de l’éducation. Revenant sur les circonstances de ce fait, Ferid Belhaj rappelle que l’écrivain et le responsable de l’édition au secrétariat d’État à l’Information, Habib Boularès, s’est rendu à Washington en 1963. Et ce, pour exiger que la Banque Mondiale finance le secteur de l’éducation. L’intervenant affirme que le premier pays qui a bénéficié du programme du Capital Humain de la BM était la Tunisie. Et ce, à l’époque de BCE. « Nous ne devons pas dévaloriser la Tunisie » lance-t-il.

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