Fadhel Abdelkefi : et si c’était lui ?

Fadhel Abdelkefi

Homme intègre et compétent, M. Mohammed Fadhel Abdelkefi menait depuis sa démission du gouvernement Chahed une vie discrète, loin des feux de la rampe. Il s’est fait oublier de ceux qui le couvraient de critiques acerbes et d’insultes dans les médias et les réseaux sociaux.

En effet, avant même qu’il ne fut confirmé officiellement dans la liste des personnalités choisies par Habib Jemli, une campagne de dénigrement virulente sur les réseaux sociaux était menée tambour battant. Et ce, dans le dessein de discréditer Fadhel Abdelkefi et de lui barrer la route à toute participation gouvernementale.

Mais, la campagne de dénigrement et d’insultes a redoublé d’intensité ces derniers jours. Et notamment quand son nom a été proposé en vue de sa désignation par le président de la République pour former le prochain gouvernement. D’ailleurs, il est à craindre que le lynchage s’intensifie encore après que M. Mohammed Fadhel Abdelkefi a été invité à un entretien avec le président Kaïs Saïed; en relation avec l’éventualité de sa désignation au poste de chef de gouvernement.

Mohammed Fadhel Abdelkefi, l’homme providentiel?

Cependant, beaucoup dans les cercles politiques et les milieux d’affaires estiment qu’il est l’homme de la situation. De ce fait, ils souhaitent le voir désigné par le président de la République. Mais beaucoup aussi tentent de lui barrer la route en instrumentalisant abusivement les réseaux sociaux.

Il va sans dire que les dénigrements, les expressions outrageantes et les invectives qui visent à porter atteinte à la réputation de M. Abdelkefi sont le triste résultat d’une conception dévoyée de la liberté d’expression. Il va sans dire également qu’il est loin d’être la seule victime de cet usage anarchique de la liberté d’expression.

Le danger ne vient pas de ces pauvres internautes qui se lancent, tels des robots, dans des campagnes de diffamation dont ils ne saisissent ni les tenants ni les aboutissants. Le danger, le grand danger vient plutôt de ceux qui se tirent les ficelles dans l’ombre.

Car, ceux-ci savent parfaitement que ce qu’ils font est immoral et contrevient aux principes les plus élémentaires d’une compétition politique saine et démocratique. Mais ils se contrefichent de la morale et des principes. Le seul principe auquel ils croient est celui que Machiavel a révélé aux politiciens sans scrupules: la fin justifie les moyens.

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