Khawla Ben Aïcha : « Il faut absolument quelqu’un qui s’y connaisse en management et en économie »

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Après l’échec de ne pas valider le gouvernement de Habib Jemli, tous les yeux sont rivés sur le Palais de Carthage.

La question qui se pose est : quel est le nom du prochain chef du gouvernement ? Quel serait donc le bon profil ?

Khawla Ben Aïcha, une des dirigeantes du parti Machrou3 Tounes, dresse un état des lieux du bon profil, soit un homme ou une femme de la situation.

Elle souligne : « Il faut absolument quelqu’un qui s’y connaisse en management, en économie et en nouvelles technologies. Et qui a également de bonnes relations à l’international (qui puisse conforter les bailleurs de fond). Car qu’on le veuille ou pas, on doit aller sur le marché monétaire international) ».

Et d’ajouter : « Aider et accompagner les nouveaux dirigeant mais pas l’être .. Nous avons certes besoin de leurs connaissances et expériences mais nous avons également besoin d’adopter de nouvelles stratégies et pratiques qui rompent avec celles des années 70/80″.

Autrement dit, aider à faire émerger une nouvelle classe de dirigeants en phase avec les besoins du moment .. »

Et de poursuivre : « Je pense qu’au delà des noms, il faut d’abord se mettre d’accord sur un ensemble de critères d’éligibilité à ce poste. Et ce, en adéquation avec la situation du pays et la conjoncture économique ».

Khawla Ben Aïcha : « Nous refusons la médiocrité et l’amateurisme »

Selon elle, l’idée est qu’il faut vraiment être conscients des enjeux de la situation socio-économique et géopolitique actuelle. Et qu’au delà de balancer juste des noms qu’on trouve sympathiques ou non-conflictuels. Il faut se mettre d’accord sur ce qu’on attend du prochain Chef du Gouvernement. Et à la lumière des critères établis, il faut commencer à chercher la personne la plus à même d’y être nommée. Et de former ainsi l’équipe gouvernementale ».

Khawla Ben Aïcha ajoute : « Car il est de l’intérêt de tout le monde que cette tentative réussisse. Et qu’on commence à nous occuper des vrais problèmes du pays ».

En outre, le plus important, selon elle « C’est que nous refusions la médiocrité et l’amateurisme là où ils sont. Et qu’on ait pas peur de tomber sur toujours pire. Mais de continuer à exiger le meilleur », conclut-elle.

Rappelons que la veille, le gouvernement de Habib Jemli n’a pas passé. Et ce, avec 134 voix contre, 72 voix pour et 3 se sont abstenus.

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