Vers l’inscription de l’harissa sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco

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Un concours gastronomique, sur le thème  « L’harissa tunisienne, un patrimoine riche en saveurs », se déroulait le mercredi 11 décembre, à Sousse.

L’objectif étant de promouvoir l’harissa tunisienne. Et ce, en tant que produit enraciné dans le terroir et dans les habitudes culinaires de notre pays.

Dans ce sens, les préparatifs sont en cours en vue de l‘inscription de l’harissa tunisienne, une purée de piments rouges agrémentée d’épices qui sert à agrémenter plusieurs plats tunisiens, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Interrogée, Nuria Ackermann, coordinatrice du projet PAMPAT, le projet d’accès des produits agroalimentaires et du terroir, a fait savoir: « C’est un projet financé par la Suisse. Et mis en œuvre par l’organisation des Nations unies pour le développement industriel. Ce concours gastronomique est important. Car c’est l’occasion de communiquer sur les initiatives en cours pour protéger l’harissa tunisienne sur les marchés extérieurs. Si les Tunisiens n’ont aucun doute que cette purée de piments est une tradition tunisienne, ce n’est pas forcément le cas à l’étranger. C’est la raison pour laquelle il est impératif de protéger l’harissa en tant que patrimoine tunisien. »

Deux initiatives pour la protéger

« Cette protection se fait à travers deux volets. Nous avons tout d’abord entamé le projet PAMPAT avec la Gica et le ministère de l’Industrie et des PME autour du « Food Quality Label Tunisia ». Ce label garantit qualité supérieure de l’harissa. Déjà, il y a neuf marques tunisiennes qui ont suivi le cahier des charges, notamment la sélection des agriculteurs. Ces grandes entreprises exportatrices représentent 50% de la production nationale. Nous sommes aussi en train de mettre tout un programme de promotion de ces marques sur le marché français. Ainsi que sur le marché américain et le marché allemand », a déclaré Nuria Ackermann.

« En parallèle, une autre façon de protéger l’harissa tunisienne est de l’inscrire sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco. Pour ce volet, nous collaborons avec le ministère de la Culture et l’Institut national du patrimoine (INP) sur ce dossier. Lequel va être présenté en mars 2020 à l’Unesco pour attester que l’harissa tunisienne ne provient et n’appartient qu’à la Tunisie », a t-elle conclu.

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