Pour une LF 2020 favorable au financement de la santé publique

LE 2020 L'Economiste Maghrébin
Le ratio du nombre de lits par 1 000 habitants reste encore loin de ce qui passe dans d’autres pays.

La coalition de la société civile pour la défense du secteur de la santé publique revendique une LF 2020 favorable à la santé publique. Elle doit répondre  aux revendications des citoyens et des professionnels du secteur. Précise-t-elle.

Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, 2 décembre, le collectif  affirme que les citoyens attendent  de l’ARP et du prochain gouvernement des mesures effectives et concrètes. Et ce, pour  mettre un terme à la détérioration des services publics de santé. Et à améliorer la qualité de ces services. Raison pour laquelle le collectif propose sa vision pour la LF 2020.

Le collectif considère que la réforme nécessite une rupture totale avec les anciennes politiques. Dans le même contexte, il considère que les anciennes politique dans la santé publique ont causé la dégradation du secteur.   Ainsi, le sauvetage, la réforme et le développement s’imposent.

Le collectif considère que « le PLF 2020 ne présente aucune dimension sociale ». Et de considérer qu’il ne contient  aucune mesure en faveur du secteur de la santé. Raison pour laquelle, il revendique un certain nombre d’amendements.

L’augmentation  des ressources du Fonds de soutien à la santé publique s’impose. Elles doivent atteindre  un niveau acceptable par rapport aux objectifs tracés. Il s’agit d’une nécessité urgente et le Collectif propose les mesures ci-après à inclure dans la LF 2020.

En effet, les associations signataires proposent de généraliser la taxe de 1% sur le chiffre d’affaires  des cliniques et des prestataires de soins privés contenue dans l’article 59 de la loi de finances 2019. Selon cette proposition, cette taxe s’applique aux  entreprises d’importation, de fabrication et de distribution des médicaments, des dispositifs et équipements médicaux et des pesticides utilisés dans l’agriculture. Ainsi que des entreprises polluantes.

D’autres alternatives pour financer la santé publique

D’ailleurs, le collectif  propose la création d’une taxe spéciale de 10%  du prix de vente au consommateur. Et ce,  sur tous les produits qui contiennent 5% ou plus de sucre industriel. L’objectif est de soutenir le  Fonds de soutien à la santé publique. Par ailleurs, il est question d’une une taxe spéciale au profit du Fonds sur le tabac fabriqué et sur les boissons alcoolisées.

En ce qui concerne la situation de l’endettement de la CNAM, le collectif considère que des mesures audacieuses et rapides sont nécessaires pour remédier à cette situation. Il  propose d’inclure dans la loi de finances de 2020 un chapitre allouant une partie de la contribution de solidarité sociale (approuvée par la loi de finance de 2018). Et ce,  afin de payer les dettes de la CNAM à l’égard des hôpitaux et de la Pharmacie centrale. Et ce,  selon un calendrier clair préparé au cours du  premier trimestre de 2020.

Par ailleurs, le collectif d’association pointe du doigt la pénurie des médicaments. A ce mal qui ronge les hôpitaux, le collectif propose « l’inclusion d’une mesure spéciale dans la LF 2020 pour allouer des fonds supplémentaires aux Groupements de santé de base et aux Hôpitaux de circonscription, consacrés exclusivement à l’acquisition de médicaments ». Le facteur essentiel de cette pénurie est la faiblesse du budget consacré aux médicaments de première ligne, explique-t-il.

Les signataires du communiqué affirment que le gouvernement devrait être formé dans les prochaines semaines.  Le programme gouvernemental doit  inclure des actions immédiates dans un délai de 100 jours.  Et des actions à court et à moyen terme.

Egalement, le Collectif considère que le choix du prochain ministre de tutelle  doit être fait selon  son engagement à servir l’intérêt public. Et ce,  en s’éloignant des intérêts particuliers ou partisans. Le critère de choix doit se baser sur  son engagement à lutter contre la corruption.  Ainsi que de son aptitude et de sa volonté à dialoguer avec tous les professionnels du secteur. Et à les associer aux prises de décision et à leur mise en œuvre.  Il considère que les nominations  doivent reposer sur des critères exclusifs de compétence et de capacité à assumer ces responsabilités.

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