L’UNESCO pointe du doigt les inégalités d’accès à l’éducation en Tunisie

education - l'économiste maghrebin

Élaboré par l’UNESCO, le  rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) en 2019 affirme que la migration interne en Tunisie est souvent indissociable de l’éducation.

En effet, ce rapport élaboré par l’UNESCO déclare que la raison principale de la migration interne en Tunisie est la recherche d’une bonne qualité d’enseignement. D’ailleurs, le rapport affirme que souvent les jeunes se rassemblent dans les lieux urbains. Où les chances d’un meilleur enseignement secondaire existent. En moyenne 8% des Tunisiens ont migré pour des raisons relatives à l’éducation. 23% ont migré à partir du gouvernorat de Gabès. Et 21% ont migré depuis le gouvernorat de Kébili.

Par ailleurs, le rapport avance que les migrants des zones rurales vers les zones urbaines sont plus instruits que ceux qui y restent.  Sans les citer, le rapport affirme que dans trois zones rurales, seuls 6% de ceux qui n’ont pas migré ont pu décrocher leurs diplômes universitaires. Alors que 24% de ceux qui ont migré ont fini par obtenir leurs diplômes universitaires.

En outre, le rapport braque la lumière sur les niveaux de l’enseignement entre les enfants issus des zones rurales travaillant dans des maisons dans des zones urbaines. 95% des filles effectuant des travaux domestiques et originaires de Bizerte et Jendouba ont migré loin de leur famille. Pis encore, 90% des filles travaillant dans les maisons n’ont pas accompli leurs études secondaires.

De ce fait, le rapport affirme que la protection de ces filles nécessite de leur fournir une éducation gratuite de haute qualité. De même qu’une protection sociale est nécessaire. Et de souligner l’importance d’intervenir, afin de réduire le travail précoce des enfants.

Au final, les États arabes forment la région la plus touchée par les déplacements. Ce qui ralentit leurs progrès en matière d’éducation par rapport au reste du monde. L’écart entre les États arabes et l’Afrique subsaharienne concernant le nombre d’enfants inscrits dans l’enseignement primaire a diminué. Et ce, de plus de moitié au cours des 20 dernières années.

 

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