Candidats à la présidentielle : qui sont-ils?

élections- Tunisiens en France

26 candidats sont en lice à l’élection présidentielle qui aura lieu le 15 septembre… Qui sont les candidats à la présidentielle ? Leur biographie : 

Abdelkrim Zbidi

Abdelkrim Zbidi est né le 25 juin 1950 à Réjiche, gouvernorat de Mahdia. Zbidi est titulaire d’un doctorat de médecine de l’université Claude Bernard à Lyon (France), d’une maîtrise de physiologie humaine et exploitations fonctionnelles, d’une maîtrise de pharmacologie humaine, d’un diplôme d’études approfondies en physiologie humaine et d’un diplôme d’études et de recherches en biologie humaine de la même université.

Il a été coordinateur de la formation des techniciens supérieurs de santé à la faculté de médecine de Sousse (1981-1988). Il a aussi occupé plusieurs fonctions à la faculté de médecine de Sousse: chef du département des sciences fondamentales (1982-1989) et professeur hospitalo-universitaire depuis 1987. Il a été aussi chef de service des explorations fonctionnelles à l’hôpital Farhat Hached de Sousse (1990-1999).

Il a aussi occupé les fonctions de chef de service de physiologie et explorations fonctionnelles, relevant du ministère de la Santé publique (1994-1997), président de l’université du Centre (Sousse, Monastir, Kairouan et Mahdia) de 1995-1999 et doyen de la faculté de médecine de Sousse (2005-2008).

Abdelkrim Zbidi a aussi occupé le poste de secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la recherche scientifique et de la technologie (1999-2000), ministre de la Santé publique (2001), ministre de la Recherche scientifique et de la Technologie (2002) et ministre de la Défense nationale en janvier 2011. Un poste auquel il a été reconduit en décembre 2011 avec la composition du gouvernement de Hamadi Jebali jusqu’au mois de mars 2013. Poste qu’il a brigué une nouvelle fois dans le gouvernement d’union nationale le 6 septembre 2017.  Abdelkrim Zbidi a annoncé le 7 août dernier sa démission de ses fonctions de ministre de la Défense, date à laquelle il a déposé sa candidature à l’élection présidentielle anticipée.

Youssef Chahed

Youssef Chahed est né le 18 septembre 1975 à Tunis. Il a été désigné en août 2016 par le président de la République Béji Caïd Essebsi à la tête du gouvernement d’union nationale. Avant d’accéder à la Primature, Chahed était ministre des collectivités locales dans le gouvernement Essid. Il avait occupé les fonctions de secrétaire d’Etat à la pêche en février 2015.

Il a obtenu en 2003 un doctorat d’Etat en agroéconomie à l’Institut national agronomique Paris-Grignon en France après avoir obtenu en 1999 un diplôme d’études approfondies (DEA) en économie de l’environnement et ressources naturelles.

De 2003 à 2014, Youssef Chahed a travaillé comme expert international en agriculture et en politiques agricoles, auprès d’institutions internationales comme l’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Il s’est spécialisé depuis 2003 dans le suivi des politiques agricoles en Tunisie et au Maroc en coordination avec les ministères de l’agriculture des deux pays.

Il a mis en place des politiques de coopération en matière de sécurité alimentaire et de développement du partenariat agricole entre la Tunisie et les Etats-Unis.

Au niveau universitaire, il a travaillé comme professeur assistant à l’université de Rennes 1 en France de 2002 à 2003 et professeur de 2003 à 2009 en agroéconomie à l’Institut supérieur d’agriculture en France. Il a enseigné dans des universités brésiliennes et japonaises.

Chahed a entamé sa carrière politique après 2011. Il est l’un des fondateurs du Parti Républicain (Al-Joumhouri) en 2012 et membre de son bureau politique. Rejoignant le mouvement Nidaa Tounes en 2013, il est devenu membre du bureau exécutif chargé du programme politique de la campagne électorale présidentielle en 2014. Il a été président de la commission des 13 membres de Nidaa Tounes désignée en novembre 2015 par le président de la République, fondateur du parti pour mettre fin à la crise qui avait secoué le parti et préparer son premier congrès.

Son adhésion au parti a été gelée en 2018. Et en juin 2019, il a été élu président d’un nouveau parti « Tahya Tounès » qui regroupe d’anciens dirigeants de Nidaa Tounès. Tahya Tounès a tenu son congrès constitutif en avril dernier et formé son groupe parlementaire  » la Coalition nationale ». Il est marié et père d’une fille.

Mehdi Jomaa

Mehdi Jomaa est né le 21 avril 1962 à Mahdia. Après un diplômé de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tunis (ENIT), il obtient un DEA en mécanique. Suite à cela, il commence sa carrière au sein d’Aerospace (une filiale du groupe français Total). En 2009, il est nommé  Directeur Général de la division aéronautique et défense et membre du comité de direction, à la tête de six filiales implantées dans plusieurs pays ( France,  Etats-Unis, en Inde,  Tunisie). En 2013, il est nommé au poste de ministre de l’Industrie dans le gouvernement de Ali Laraayedh.

Le 14 décembre 2013, il est nommé chef du gouvernement après la démission de Ali Laraayedh et les discussions engagées dans le cadre du Dialogue national. Il occupe ce poste jusqu’au 6 février 2015.

Enfin, le 29 mars 2017, Mehdi Jomaa annonce la création, avec d’anciens membres du gouvernement technocrate, de son parti « Al Badil ». Il est marié et père de cinq enfants.

Mohsen Marzouk

Mohsen Marzouk, candidat du mouvement Machrou Tounes à l’élection présidentielle, est né le 10 juillet 1965, à Mahres (gouvernorat de Sfax).

Diplômé des universités tunisiennes dans la spécialité sociologie politique et relations internationales, Marzouk est l’un des fondateurs du mouvement Nidaa Tounes en 2012, avant de le quitter avec plusieurs députés et membres du parti pour créer en 2016 Machrou Tounes qu’il dirige actuellement. Il a, également, formé un nouveau bloc parlementaire Al-Horra de Machrou Tounes.

Mohsen Marzouk avait dirigé, en 2014, la campagne électorale du président du parti Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi. Il a également occupé, en 2015, le poste de ministre conseiller chargé des Affaires politiques auprès de l’ex-président de la République, feu Béji Caïd Essebsi.

Mohsen Marzouk a participé à la vie politique dès son plus jeune âge et a été actif dans le mouvement des étudiants dans les années 1980.
Il a été renvoyé de l’école, emprisonné et enrôlé dans l’armée à Rjim Maâtoug pour son engagement politique.

Il a occupé plusieurs postes, notamment celui de directeur des programmes régionaux d’El Taller de 1995 à 2002 et directeur des programmes régionaux du Bureau international du travail de 2002 à 2003.
Il a aussi intégré l’organisation Freedom House en tant que directeur régional de 2003 à 2007.
Il a été secrétaire général de la Fondation arabe pour la démocratie de 2008 à 2012 et est fondateur et président du Centre pour les transitions démocratiques (Kawakibi). Il est marié et père de deux filles.

Hamma Hammami

Hamma Hammami est né le 8 janvier 1952 à Laarousa (gouvernorat de Siliana). Il a entamé son activité politique en 1970 au sein de l’Union Générale des Etudiants tunisiens (UGET) et a été arrêté pour la première fois en 1972, à l’issue de sa participation aux événements dits « Samedi Noir ».

En 1973, il a rejoint l’organisation prohibée « Perspectives » et a été condamné à 8 ans et demi de prison. Libéré six ans plus tard., il est   affecté physiquement par la torture pratiquée à son encontre. Il est envoyé aux frais de l’État  tunisien en France pour y être soigné.

Hammami a contribué en 1986 à la fondation du parti   communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) et  a  occupé le poste de porte-parole officiel.

En 1988, il a refusé la signature du pacte national présenté par le président déchu, Zine El Abidine Ben Ali lors de son ascension au pouvoir et signé par tous les partis politiques y compris le mouvement Islamique Ennahdha.

En 1990, Hammami a dirigé le journal « El Badil » suspendu une année plus tard. Il a été arrêté et jugé plusieurs fois, la dernière c’était en 2002. Il a passé globalement 10 ans de prison et plus de 10 ans dans la clandestinité.

En 2005, il a contribué à la fondation  du Collectif 18 octobre Pour les Droits et les Libertés en Tunisie et a été arrêté après le déclenchement de la Révolution Tunisienne. Hammami a été intercepté par le ministère de l’Intérieur,  quelques jours avant le départ du  président  déchu.

Après la Révolution, Hammami est devenu une figure populaire opposée au premier et  au deuxième gouvernement de Mohamed Ghannouchi, composés  essentiellement de figures appartenant à l’ancien régime.

Il été également opposé au gouvernement du feu Béji Caïd Essebssi. Son parti n’a pas intégré la haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution.

Hammami était parmi les premiers à appeler à la création d’une Assemblée constitutive qui rompt avec l’ancien régime. Cette proposition a été réalisée après le sit-in « Kasbah 2 ».

Il a occupé la troisième place lors du premier tour des premières élections présidentielles après la Révolution.

Moncef Marzouki

Moncef Marzouki est né le 7 juillet 1945 à Grombalia. Il est titulaire d’un Doctorat en médecine de la faculté de Strasbourg (1973). De retour en Tunisie en 1979, il s’engage comme militant à la Ligue tunisienne pour la Défense des droits de l’homme (LTDH) fondée en 1977. Il est élu membre de son comité directeur en 1985 et vice-président en 1987, puis élu président de la Ligue en 1989.

Il présente sa candidature à l’élection présidentielle du 20 mars 1994. Il fut arrêté et emprisonné jusqu’en juillet 1994, libéré par la suite grâce à l’intervention personnelle de Nelson Mandela. Il a été interdit de sortie de la Tunisie pendant plusieurs années.
Marzouki est membre du comité directeur de l’organisation arabe des droits de l’homme au Caire et membre actif de la section tunisienne d’Amnesty international.
Il est président de la commission arabe des droits de l’homme de 1996 à 2000 et porte-parole du conseil national pour les libertés en Tunisie du 10 décembre 1998 au 16 février 2001.
Licencié de son poste de professeur de médecine à la faculté de Sousse, il s’installe en France pendant dix ans où il exerce différentes fonctions comme professeur associé et médecin.
Marzouki a publié 16 livres en arabe et 4 en français traitant de la médecine communautaire, de l’éthique, des droits de l’homme et de la démocratisation dans les pays arabo-musulmans.
En 2001, il crée le Congrès pour la République (CpR) parti non reconnu qui a été légalisé au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011.
Le 18 janvier 2011, Moncef Marzouki rentre de son exil et annonce sa candidature à la présidence de la République.
Elu membre de l’Assemblée nationale constituante (ANC) aux élections du 23 octobre 2011, dans la circonscription de Nabeul II, Moncef Marzouki est le candidat de la coalition tripartite formée, au lendemain des élections du 23 octobre 2011, par le Mouvement Ennahdha, le CpR et Ettakattol.
Le 12 décembre 2011, il est élu président de la République par l’ANC. Candidat vaincu à l’élection présidentielle 2014 face à Béji Caïd Essebsi, il fonda le mouvement Al-Harak puis le parti Al-Irada en décembre 2015. Il est marié et père de deux filles.

Hamadi Jebali

Hamadi Jebali est né le 13 octobre 1949 à Sousse. Après avoir obtenu son Baccalauréat au lycée technique de Sousse (1969), il poursuit ses études supérieures en France. Il obtient une maîtrise de la faculté des sciences et techniques de Reims avant d’effectuer des études d’ingénieurs aux Arts et Métiers à Paris couronnées par un diplôme en thermodynamique et énergies renouvelables.
Il a occupé pendant quatre ans (1978-1981) le poste de chef de département d’énergie dans un bureau d’études à Tunis.

Entre 1981 et 1984, Jebali est élu président du Mouvement de la tendance islamique (MTI) suite à l’arrestation de Rached Ghannouchi.

En 1984, il est membre du bureau politique du MTI après la libération de Ghannouchi qui reprend la direction du parti. Condamné à mort en 1987 à l’issue du procès des membres du MTI, Jebali se réfugie en Espagne.

En 1989, il bénéficie d’une amnistie générale après la destitution de Bourguiba par Ben Ali.
La même année, il regagne Tunis et fonde le journal « El Fajr » (l’aube) du parti Ennahdha, mais il est placé sous surveillance continue.

En décembre 1989, Jebali est arrêté et condamné à un an de prison suite à un article paru dans ce journal critiquant le tribunal militaire.

En 1991, alors que la répression anti-islamiste bat son plein sous le régime Ben Ali, Jebali est condamné à 17 ans de prison dont 10 ans dans une cellule isolée, et ce dans le cadre d’une vague d’arrestations qui a concerné un grand nombre de militants islamistes.

En 2006, il est gracié mais assigné en résidence surveillée à Sousse. Au lendemain de la révolution et la chute du régime de Ben Ali, il est élu, au mois de mars 2011, secrétaire général du mouvement « Ennahdha », sous la présidence de Ghannouchi.

Il a été chargé par le Président de la République Moncef Marzouki, le 13 décembre 2011, de former le nouveau gouvernement.

Il démissionne de son poste de secrétaire général d’Ennahdha en mars 2014 et se retire du parti en décembre de la même année. Il est marié et père de trois filles.

Kais Saied

Kais Saied est né le 22 février 1958 à Tunis. Il a obtenu un diplôme d’études approfondies en droit international public de la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, d’un diplôme de l’Académie internationale du droit constitutionnel et d’un diplôme de l’institut international de droit humain à Saint-Rémo en Italie.
Il a commencé sa carrière professionnelle en tant que professeur à la Faculté de droit et des sciences économiques et politiques de Sousse en 1986. Il a ensuite puis a enseigné à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis en 1999.

Saied a aussi occupé le poste de directeur du département de droit public à la Faculté de droit et des sciences économiques et politiques de Sousse de 1994 à 1999.
Il était membre du groupe d’experts du secrétariat général de la Ligue arabe entre 1989 et 1990 et expert auprès de l’Institut arabe des droits de l’homme de 1993 à 1995.
Il a aussi occupé les postes de secrétaire général et de vice-président de l’association tunisienne du droit constitutionnel de 1990 jusqu’à 1995.
Il est aussi membre du conseil scientifique et du conseil de la direction de l’Académie internationale du droit constitutionnel depuis 1997 et président du centre de Tunis du droit constitutionnel pour la démocratie.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles traitant du droit constitutionnel. Kais Saied est marié et père de trois enfants.

Hechmi Hamdi

Le candidat à la présidence du Courant Al-Mahaba, Hechmi Hamdi, est né le 28 mars 1964 à Sidi Bouzid.

Il a obtenu, en 1996, un doctorat en philosophie à l’École d’études orientales et africaines de l’Université de Londres. Il a également étudié l’histoire de la pensée politique européenne moderne à l’université d’Oxford.

Il intègre le champ politique dès son jeune âge et participe aux émeutes du pain en 1984.

Son activisme estudiantin lui a valu un séjour en prison en 1983 et en 1984.
Il a publié de nombreux ouvrages en arabe et en anglais, sur les études islamiques et sur le Moyen-Orient, notamment dans le domaine du journalisme, en Tunisie et à Londres.
Il a également fondé le journal « Al-Mostakila » à Londres en 1993, puis la chaîne télévisée Al-Mostakila en 1999.
Hamdi a, en outre, fondé en mars 2011 le parti Al-Aridha. Il a participé aux élections de l’Assemblée nationale constituante (ANC) la même année et a été classé troisième avec 28 sièges.
Il a également participé à l’élection présidentielle de 2014 et arrive au quatrième rang sur 27 candidats. Il est marié et père de 4 enfants.

Mohamed Sghaier Nouri

Mohamed Sghaier Nouri est né en 1950 à Sidi Bouzid. Il est titulaire d’un doctorat en économie du développement. Il a un diplôme d’ingénieur de l’Université Paris Dauphine dans la spécialité techniques modernes.

Mohamed Nouri a occupé le poste de Directeur de l’unité management en Europe auprès d’une entreprise d’électronique. Il a également travaillé dans la même entreprise comme planificateur stratégique. Il présida durant une dizaine d’année une société internationale opérant dans le domaine de l’électronique.

Il est promoteur et partenaire de plusieurs entreprises opérant dans le domaine des techniques modernes en Tunisie et à l’étranger.

Après la révolution de 2011, Mohamed Sghaier Nouri a lancé des projets associatifs dans l’objectif d’en soumettre les recommandations aux décideurs s’articulant notamment autour d’un modèle de développement adéquat à la Tunisie.

Dans le domaine politique, Mohamed Nouri s’est présenté aux élections municipales en tant que tête de liste indépendant dans la circonscription de Lassouda à Sidi Bouzid. Il est arrivé en tête du classement dans la circonscription. Il fonda avec des personnalités indépendantes la coalition « Union nationale des indépendants » qui présente des listes aux élections législatives de 2019.

Mohamed Nouri participe pour la deuxième fois à l’élection présidentielle. Sa candidature à la présidence en 2014 n’a pas été retenue pour non conformité aux conditions légales. Il est marié et a des enfants.

Omar Mansour

Omar Mansour est né le 27 janvier 1958 à Tunis. Il est titulaire d’une licence en droit de la Faculté de droit de Tunis.

Il intègre le corps de la magistrature en 1983 dans le poste de substitut du procureur de la République au Tribunal de première instance de Tunis 1 et devient conseiller à la Cour d’appel de Tunis en 1995.

En 1995, il est nommé chargé de mission au cabinet du ministre de la Justice.
Il fut parmi les fondateurs de la Cour pénale internationale et participe à l’élaboration de la version finale de la convention internationale contre la criminalité transnationale organisée.

En 2000, Omar Mansour occupa le poste de doyen des juges d’instruction près du Tribunal de première instance de Tunis 1 puis fut nommé, en 2008, procureur de la République près du Tribunal de première instance de Tunis 2 et président de chambre à la Cour de cassation en 2014.

Il a été désigné gouverneur de l’Ariana en août 2015 puis ministre de la Justice le 6 janvier 2016. De septembre 2016 jusqu’au mois d’octobre 2017, Omar Mansour a occupé le poste de gouverneur de Tunis.

En février 2017, Omar Mansour démissionne de la magistrature et devient avocat à compter de juillet 2018. Il est marié et père de 3 enfants.

Nabil Karoui

Nabil Karoui est né le 1er août 1963 à Bizerte. Après son baccalauréat, il poursuit des études à l’Ecole de commerce à Marseille. Co-fondateur du groupe Karoui § Karoui et fondateur de Nessma, Nabil Karoui a pris la direction de la succursale de télévision du groupe, Nessma TV.

En 2013, il crée l’association « Ness El Khir » rebaptisée, en 2016, « Khalil Tounes » du nom de son fils décédé. Les activités de l’association  ont pour objectif d’aider les démunis, souligne son fondateur. 

Membre fondateur de Nidaa Tounes en 2012, Nabil Karoui quitte le parti en 2017. Et ce n’est que deux ans plus tard, qu’il crée un nouveau parti Qalb Tounes (Au cœur de la Tunisie), publié au JORT le 21 juin 2019. 

Mais, la HAICA dénonce certains  » dépassements » commis par Nabil Karoui sur sa chaîne. Comme « le cahier des charges régissant les chaînes de télévision privées qui interdit à toute chaîne de faire de la publicité sur son propriétaire ». Le conseil de la HAICA décide, en avril 2019, la saisie du matériel de transmission de Nessma TV pour la « diffusion de ses émissions hors du cadre légal ». Puis, Nabil Karoui est arrêté le 23 août 2019. Et ce, dans le cadre d’une affaire « de blanchiment d’argent » et « d’évasion fiscale ». Il est marié et père de trois enfants.

Mohamed Abbou

Mohamed Abbou est né le 10 mai 1966 à Tunis. Il est avocat auprès de la Cour de Cassation et Secrétaire Général et membre fondateur du Courant démocrate. Abbou est titulaire d’un doctorat en droit privé à la Faculté de droit et des sciences politiques de Tunis. Il fait partie des opposants au régime Ben Ali. Et c’est sous le règne de Ben Ali, qu’il est emprisonné près de deux ans en raison d’un article critiquant la politique de l’ancien président de la République.

Mohamed Abbou est ancien membre du comité directeur de l’Association des jeunes avocats et membre fondateur de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques. 

Par ailleurs, il est un membre fondateur du parti du Congrès Pour la République (CPR) en 2001. Puis, secrétaire général du 13 mai 2012 au 13 mars 2013, date de sa démission du parti. Après la révolution, il est élu à l’Assemblée nationale constituante pour la circonscription de Nabeul 1 avant d’être nommé ministre auprès du Chef de gouvernement chargé de la Réforme administrative du 24 décembre 2011 au 30 juin 2012, date de sa démission. Il est marié à la députée Samia Abbou et père de trois enfants.

Abir Moussi 

Abir Moussi est née le 15 mars 1975, à Jemmel dans le gouvernorat de Sousse. Titulaire d’une maîtrise de droit et d’un certificat d’études approfondies en droit économique et en droit d’affaires, et d’un certificat d’Aptitude à la profession d’avocat, elle devient avocate à la Cour de Cassation. 

En outre, elle a occupé, en janvier 2010, le poste de secrétaire général adjoint, chargée de la femme au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) dissous. 

De ce fait, en mars 2016, elle a repris son rôle de politicienne, où elle a occupé le poste de coordinatrice générale du parti du Mouvement destourien. Elle préside, depuis le 13 août 2016, le Parti destourien libre (anciennement appelé mouvement destourien); et ce, suite au premier congrès constitutif du parti. Abir Moussi est connue pour son opposition au mouvement Ennahdha et à l’islam politique. Elle est mariée et mère de deux enfants.

Abid Briki

Abid Briki est né le 20 juin 1957 à Zarzis. Il est syndicaliste et homme politique. Diplômé de la faculté des Lettres de 9 Avril, il devient en 1980 enseignant de lettres arabes dans des établissements secondaires avant de se consacrer à l’action syndicale.

Il intègre l’Union générale Tunisienne du travail où il brigue quatre mandats en tant que secrétaire général adjoint dans divers secteurs. Après 2011, il est désigné porte-parole de la centrale syndicale.

En 2016, il est désigné par le chef du gouvernement Youssef Chahed ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la Corruption. Il présente sa démission pour divergence des vues avec la présidence du gouvernement.

Il finit par être écarté de l’équipe Chahed suite à un remaniement ministériel partiel et la suppression du ministère de la fonction publique.

Abid Briki est l’un des fondateurs du Mouvement des Patriotes Démocrates. Il a présidé le congrès unificateur du parti avec le Parti du Travail Patriotique et Démocratique et des indépendants en 2012.

Il créé en 2019 une nouvelle formation politique « La Tunisie en avant » et entame des négociations pour la création de l’Union des Démocrates Socialistes, une formation regroupant, en plus de son parti, Al Joumhouri, Qadiroun (coalition politique), le Parti socialiste démocrate. Abid Briki est marié et père de deux filles.

Hatem Boulabiar

Hatem Boulabiar est né le 6 janvier 1971 à Tunis. Il est titulaire d’un master en physique de l’université tunisienne et d’une licence gestion des entreprises de Sorbonne Université.

Il a obtenu un diplôme de troisième cycle en Physique des nanostructures et applications, un diplôme de troisième cycle Télécommunications de l’Université Versailles Saint Quentin et un master en Management des affaires.

Il a travaillé dans plusieurs compagnies étrangères. Il fut consultant à Safar Group puis expert radio à Bouygues Telecom en France et Directeur technique à Siemens au Maroc.

En 2001, il occupa le poste de Directeur général du groupe de sociétés Global Expertise Telecom Wireless en Tunisie, en Algérie, au Maroc et en Libye et dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.

Hatem Boulabiar rejoint le mouvement Ennahdha en 2011. Il fut membre du conseil de la Choura et responsable de l’unité sondage d’opinion au sein du mouvement. Il démissionne d’Ennahdha le 25 juillet 2019 et crée le mouvement Indépendants démocrates. Il est marié et père d’une fille.

Ahmed Safi Saïd

Ahmed Safi Saïd est né le 22 septembre 1953 à El Gtar (gouvernorat de Gafsa). Il est titulaire d’un diplôme en sciences politiques et presse de l’université libanaise et d’un certificat en Prospective de l’université Mohamed V au Maroc.

Ecrivain, homme de médias et spécialiste en relations internationales, Safi Saïd a débuté sa carrière professionnelle dans le monde de la presse et en tant qu’écrivain dans la spécialité Prospective. En politique, il était membre actif de la gauche arabe et internationale.

Durant son parcours professionnel et politique, Safi Saïd a rencontré plusieurs dirigeants et leaders arabes.

Il a publié plusieurs magazines à Beyrouth et à Paris puis en Tunisie comme Waai Adharoura (Conscience impérative), Riwak 4 (Galerie 4), Africana, Georarabia, Jeune Afrique éd arabe et Ourabia.

Il a écrit plus de 21 ouvrages ayant vocation de retracer l’histoire et les relations internationales notamment Ben Bella Yatakalam (Ben Bella parle, 1981), Bourguiba : une biographie quasi interdite (2000), Les dialogues de la révolution (2011), Kitsch 2011 (2016).  Safi Saïd s’est porté candidat à l’élection présidentielle de 2014. Il est marié et père de 3 enfants.

Néji Jalloul

Néji Jalloul, candidat à la présidentielle de 2019 est né le 17 octobre 1957 à Bekalta (gouvernorat de Monastir.

Professeur universitaire depuis 2002, Jalloul est titulaire d’un doctorat de la Sorbonne en 1988 (spécialité archéologie), d’un diplôme en étude approfondie de la Sorbonne, d’un diplôme de l’Ecole du Louvre de paris (1982) et d’une licence en histoire en 1981.

Il a été membre de la commission nationale de l’histoire militaire jusqu’à 2011 et ancien président de la circonscription municipale d’El Menzah.

Jalloul a été nommé ministre de l’Education sous le gouvernement de Habib Essid et celui de Youssef Chahed du février 2015 jusqu’en avril 2017, avant d’être nommé directeur général de l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques.

Il était membre du bureau politique au parti  » Al Joumhouri », avant d’annoncer sa démission en septembre 2013 et de rejoindre le parti « Nidaa Tounes » en février 2014.  Néji Jalloul est marié.

Said Aidi

Said Aidi, candidat à la présidentielle prévue le 15 septembre 2019, est né le 8 mai 1961 à Tunis. Après des études primaires et secondaires en Tunisie, il suit des études préparatoires au lycée Hoche, Versailles en France et intègre, en 1982, l’école polytechnique de Paris.

Aidi a entamé sa vie professionnelle, en 1985, au centre de recherche et développement de la Compagnie Générale informatique à Paris, puis à Marseille.

En 1993, il a intégré IBM où il a développé une activité de conseil et d’implémentation des solutions de gestion des ressources humaines pour les entreprises tunisiennes et africaines, et ce à partir de Tunis.

En 2002, Aidi a occupé le poste de Directeur de l’offre gestion du capital humain chez IBM pour la région Afrique Francophone.

En 2004, il a crée Atlasys, une entreprise indépendante spécialisée dans le conseil et l’ingénierie des solutions informatiques des ressources humaines, avant d’être nommé en 2006, directeur général de ressources humaines à Access Moyen Orient et Afrique, une multinationale spécialisée dans l’édition des logiciels et l’outsourcing ressources humaines et membre du Comité exécutif de HR Access dans le monde.

De janvier à décembre 2011, il a été nommé ministre de la formation professionnelle et de l’emploi au gouvernement provisoire de Mohamed Ghannouchi puis celui de Béji Caid Essebsi. Il a également été nommé ministre de la Santé du gouvernement de Habib Essid de février 2015 jusqu’à aout 2016.

Aidi rejoint en 2012 le parti Al-Joumhouri, puis intègre en octobre 2013, le parti Nidaa Tounes. En 2017 il annoncé la création du parti « Beni Watani ».

En avril 2013, il préside l’association internationale « education for employment Tunisia ». Said Aidi est marié et père de trois enfants.

Selma Elloumi Rekik

Selma Elloumi Rekik est née le 5 juin 1956. Elle est titulaire d’une licence en gestion et marketing.

Elle a occupé le poste de ministre du Tourisme et de l’artisanat dans le gouvernement de Habib Essid et celui de Youssef Chahed.

Elle avait occupé en 2016 le poste de directrice générale des sociétés spécialisées dans la fabrication des câbles des voitures et Pdg des sociétés agricoles et des sociétés d’industries agroalimentaires.

Elle compte parmi les personnalités ayant fondé Nidaa Tounes.

Béji Caïd Essebsi avait nommé le 1er novembre 2018 Salma Elloumi Rekik, ministre directrice du cabinet présidentiel.

Elle avait démissionné de ce poste le 14 mai 2019 pour rejoindre Nidaa Tounes (clan de Hammamet) et occuper la présidence du parti. Le 23 juillet 2019, elle démissionne de Nidaa Tounes.

Elle est élue présidente du Parti Amal Tounes (Espoir de la Tunisie) (dénommé précédemment Mouvement démocratique pour la réforme et la construction) et devient sa représentante légale en juillet 2019.

Slim Riahi

Slim Riahi est né le 13 juillet 1972. Homme politique et homme d’affaires, Riahi est le fondateur de l’Union patriotique libre qui a participé à l’élection de l’Assemblée nationale constituante de 2011 et aux élections législatives et présidentielle de 2014.

Depuis octobre 2018 jusqu’au mois de février 2019, il a occupé le poste de secrétaire général de Nidaa Tounès suite à la fusion des deux partis. Slim Riahi a par ailleurs, présidé le Club Africain de 2012 à 2017.

En juin 2017, le juge d’instruction au pole judiciaire économique et financier décide de geler ses avoirs pour suspicion de blanchiment d’argent. En août de la même année, il a été condamné à cinq ans de prison.

Le 17 avril 2019, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière et économique près le Tribunal de première instance de Tunis a émis un mandat de dépôt contre Riahi pour suspicion de corruption intentée par des parties libyennes.

Riahi qui se trouve actuellement à l’étranger, préside depuis 2018 la coalition de la « Nouvelle coalition nationale » dans la circonscription France 1 pour les élections législatives.

Il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle anticipée à travers son avocat Taieb Bessadok, et ce, au lendemain de l’annonce de la création du mouvement « La Nouvelle patrie ».

Elyes Fakhfakh

Elyes Fakhfakh est né en 1972 à Tunis. Il a une formation en ingénierie et est également spécialiste en management humain et gestion des affaires.

Il a obtenu le diplôme d’ingénierie de l’École nationale d’ingénieurs de Sfax et un master en études approfondies à l’institut national des sciences appliquées de Lyon. Il est également détenteur d’un master en management obtenu à Paris.

Il a commencé sa vie professionnelle en France où il a occupé le poste de directeur d’un projet de recherche à la société Hutchinson, spécialisée dans la production de pièces automobiles et aéronautiques.Il a ensuite été nommé directeur de production à la branche polonaise de la société.

Après son retour en Tunisie en 2006, il a occupé le poste de directeur général d’une société industrielle tunisienne spécialisée dans les composants automobiles, puis directeur général d’un groupe jusqu’à décembre 2011.

Après la révolution, il a rejoint le parti « Ettakatol démocratique pour le travail et les libertés » et conduit la campagne électorale du parti en 2011. Il a été élu président du conseil national du parti lors de son troisième congrès en 2017.

Après les élections de l’Assemblée nationale constituante, Elyes Fakhfakh a été désigné ministre du tourisme, puis ministre des finances en décembre 2012.

Fakhfakh a fondé en 2014 une société spécialisée dans le consulting, le financement des projets d’infrastructure et de valorisation des déchets de la région de l’Afrique du Nord. Il est marié et père d’un garçon.

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