Exposée à un stress hydrique élevé, la Tunisie 30ième du classement mondial

stress hydrique en Tunisie

L’activité humaine n’est pas seulement source de pollution, elle agit négativement sur les ressources lesquelles sont soumises à une pression croissante. Les scientifiques s’intéressent particulièrement au stress hydrique, situation dans laquelle la demande en eau dépasse les ressources en eau disponibles.

Avec sa dernière carte interactive du monde en date, le World Resources Intitute dresse un état des lieux du stress hydrique sur le plan mondial, et met la lumière sur les pays pour lesquels il est urgent de trouver des solutions.

Le think tank environnemental basé à Washington a, par le biais de la dernière version du «Water Risk Atlas», révélé qu’un quart de la population mondiale est confronté à des niveaux de stress hydrique «extrêmement élevés». Dans ces pays qui sont au nombre de 17,  les secteurs d’activité tels que l’agriculture irriguée et les industries, consomment en moyenne plus de 80% de l’eau disponible en surface et dans les nappes phréatiques, chaque année.

MENA : environ 82% des eaux usées ne sont pas réutilisées

Parmi ces 17 pays 12 d’entre eux se situent dans la région MENA. Le Qatar est en tête des pays les plus exposé au stress hydrique dans le monde avec le Liban en deuxième position , suivi de la Jordanie en 5ième position et la Libye en 6ième position, le Koweït 7ième, l’Arabie Saoudite 8ième les Emirats Arabes Unis 10ième et le Bahreïn 12ième.

Les pays du Maghreb ne sont pas en laisse, la Tunisie classée 30ième précédée par l’Algérie (29ième) et le Maroc (23ième) fait partie des pays exposé à un stress hydrique élevé.

Face à la menace grandissante de pénurie d’eau, il existe des opportunités inexploitées pour renforcer la sécurité de l’eau. Environ 82% des eaux usées de la région MENA ne sont pas réutilisées, pourtant exploiter cette ressource générerait une nouvelle source d’eau propre.

Certains pays de la région optent déjà pour le traitement et la réutilisation de l’eau. Le sultanat d’Oman, 15ième du classement des pays confrontés aux stress hydrique, traite 100% de ses eaux usées collectées et en réutilise 78%. Environ 84% de toutes les eaux usées collectées dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar et Émirats arabes unis) sont traitées de manière sûre, mais seulement 44% sont réutilisées.

Le stress hydrique serait expliqué par une augmentation de la consommation mondiale, qui selon les estimations a «plus que doublé depuis les années 60». Plus, il est élevé plus l’écart entre l’offre et la demande est étroit ce qui rend les pays vulnérables aux fluctuations telles que les sécheresses ou l’augmentation des prélèvements d’eau.

Des solutions ont été avancées par les chercheurs qui proposent d’optimiser les techniques agricoles notamment en «utilisant des semences qui ont besoin de moins d’eau» et «améliorer les techniques d’irrigation».

Des solutions existent donc, à nous donc d’apprendre à rationaliser notre consommation en eau, à trouver des alternatives telles que celles proposées, et à mettre en place des actions concrètes et surtout immédiates.

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