Dans son podcast publié le 26 juillet 2019, The Economist a consacré la première partie sur la transition démocratique en Tunisie.

Intitulé, « A plight in Tunisia: the president passes« , le podcast revient sur les derniers événements qui ont eu lieu en Tunisie en offrant une prospective pertinente sur la situation politique et économique en Tunisie.

 D’après The Economist, « la Tunisie est le seul pays à avoir pu établir un régime démocratique après le printemps arabe en 2011.
Béji Caid Essebsi a été le moteur de cette transition démocratique mais il a échoué à résoudre les problèmes majeurs auxquels la Tunisie faisait face.
En effet, l’économie n’est pas encore stabilisée , le chômage atteint des sommets, l’absence des investisseurs étrangers, les problèmes sécuritaires et la corruption est toujours rampante. La démocratie n’a pas apporté les résultats escomptés aux Tunisiens.
De nombreux défis attendent le prochain président de la République Tunisienne.

« La Tunisie a besoin d’un dirigeant qui soit attentif à poursuivre les réformes économiques » initiées par Béji Caid Essebsi. Les problèmes sociaux et économiques qui ont été à l’origine de la révolution du Jasmin sont toujours présents. Mais d’après le journaliste, la lutte pour le pouvoir va commencer après la mort du président. Le processus constitutionnel étant inachevé.  En effet, d’après lui, l‘absence de Cour constitutionnelle constitue un danger pour la Transition démocratique. Aujourd’hui, la Tunisie fait face à des problèmes économiques et la corruption héritée de l’ancien régime n’a pas diminué ».

Enfin, concernant les prochaines élections, le chroniqueur de The Economist admet qu’il n’y a pas de vision claire mais que d’après lui, les dirigeants politiques actuels sont impopulaires et il existe une nostalgie du régime de Ben Ali.

Selon lui, les Tunisiens ont besoin d’un dirigeant qui s’attache à poursuivre les réformes économiques. Youssef Chahed, l’actuel chef du gouvernement, est le meilleur candidat. Car il a entamé certaines réformes comme l’augmentation des impôts qui l’ont rendu impopulaire. D’autres candidats, comme Nabil Karoui, un magnat des médias, ont été écartés. Et sont devenus plus populaires. Ce qui n’est pas très réjouissant pour le pays. Car ces candidats, s’ils atteignent les élections, seront incapables de mettre en chantier les réformes nécessaires dont le pays a besoin. D’ailleurs, le FMI fait pression sur le pays pour qu’il les fasse. Les investisseurs étrangers ne feront leur retour qu’après la stabilisation économique du pays.

Enfin, pour conclure la Tunisie a besoin d’un réformateur mais cet homme n’aura pas les faveurs des Tunisiens pour l’élire.

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