CAN 2019 / Fautes arbitrales : peut-on continuer à subir les injustices ?

CAN 2019 Fautes arbitrales Tunisie

Dénoncer, fustiger, exprimer son mécontentement,…en mobilisant un ensemble de moyens comme les audiences, la presse et les relations publiques, les séminaires et autres rencontres, sans oublier les entretiens en aparté sont souvent les seuls moyens que certains comprennent.

Le refus de l’arbitre éthiopien Bamlak Tessema Weyesa d’accorder un penalty à l’équipe nationale continue d’alimenter la colère de la rue. Certains pensent qu’il y a sans doute là anguille sous roche. Car, après avoir sifflé, le 14 juillet 2019, la main d’Idrissa Gueye, et décidé de sanctionner ce dernier et même engagé une discussion avec les Lions de la Teranga pour les convaincre de la justesse de son choix, l’arbitre est revenu sur sa décision pour ainsi dire. Il a consulté la VAR et refusé le penalty.

Pour nombre de spectateurs présents au stade 30 juin au Caire et de téléspectateurs, et pas seulement tunisiens, ce comportement était à plus d’un titre inexplicable et inexpliqué. Pour au moins deux raisons. La première est que la main sénégalaise était bien visible et méritait selon le règlement un penalty : on a accordé un penalty pour moins que ça. La seconde est que la VAR n’est qu’un secours et non un point obligé notamment lorsque l’arbitre manifeste une telle certitude.

Souvenez-vous du cadeau de l’arbitre Rajindraparsad Seechurn

Un épisode s’ajoute à un autre. Celui de la rencontre retour de la finale de la Champions League, du 31 mai 2019, qui a vu la victoire de l’Espérance sportive de Tunis sur le Wydad de Casablanca (1-0). Contre toute attente, la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé, début juin 2019, que la rencontre devait être rejouée. La décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui a été saisi officiellement par le club tunisien, devrait arriver à la fin de ce mois.

Il s’ajoute à bien d’autres dans le passé dont certains ont vu une élimination pure et dure d’un club ou de l’équipe nationale de Tunisie. Souvenez-vous du cadeau de l’arbitre mauricien Rajindraparsad Seechurn qui avait accordé, au cours de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2015, un penalty inexistant à la Guinée Equatoriale, hôte de la compétition.

L’arbitre avait été suspendu pour six mois par la CAF. Ce qui a constitué une reconnaissance du parti pris de l’arbitre mauricien jugé « très faible » avec « notamment une incapacité inadmissible à maintenir le calme et sévir correctement afin de garantir le contrôle des acteurs du match en question ».

CAN 2019: il ne s’agit pas de faire les mauvais perdants

Et les Tunisiens de se demander comment faire pour que la victoire ne soit pas volée aux équipes tunisiennes. Ou du moins que le staff arbitral ne soit pas aussi impartial lorsque les Tunisiens évoluent dans les compétitions africaines.

Evidemment, il ne s’agit pas de faire les mauvais perdants ni encore de ne pas reconnaître que les footballeurs tunisiens ne se comportent pas à merveille. Les joueurs tunisiens ont raté nombre d’occasions lors de leur rencontre face aux Sénégalais le 14 juillet 2019. Dont un penalty. Evidemment l’arbitrage fait partie du jeu, pourquoi ne pas l’accepter ? Et il arrive que les erreurs de l’arbitre –pour ne pas dire ses errements- soient quelquefois en notre faveur !

L’expérience montre, à ce niveau, que les protestations y compris transmises par écrit ne donnent pas toujours des résultats. Ou du moins ne suffisent pas face à des dirigeants sportifs qui accordent rarement de l’importance aux protestations.

Nourris à la sève de la « combinazione »

Certains sont corrompus jusqu’à la lie –ou sur lesquels pèsent nombre de soupçons à ce niveau- et ne sont sensibles qu’aux bénéfices qu’ils peuvent tirer de leurs responsabilités à la tête des institutions sportives continentales. Habitués qu’ils sont aux coups tordus et nourris à la sève de la « combinazione ».

C’est aux dirigeants du sport tunisiens de trouver les formules qui vont avec certains dirigeants qui ne respectent pas l’éthique sportive.

Pour cela deux voies sont bonnes à emprunter. D’abord, la présence dans les instances sportives. Les candidatures à tout poste de responsabilité est bonne à ce propos. Elles permettent de donner de la voix.

Ensuite, le lobbying. Dénoncer, fustiger, exprimer son mécontentement,… en mobilisant un ensemble de moyens comme les audiences, la presse et les relations publiques, les séminaires et autres rencontres, sans oublier les entretiens en aparté sont souvent les seuls arguments que certains comprennent.

Et le faire avec notamment la CAF, mais tous ceux qui comptent dans le sport continental et mondial. En œuvrant à maintenir une pression constante. C’est du reste ce que font –suivez notre regard- beaucoup de parties ! Assez du reste discrètement. Et avec des résultats.

 

 

 

 

 

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