Intox sur le décès de Béji Caïd Essebsi : la Tunisie a refusé comme toujours de plier

B.C. Essebsi

Qu’il s’agisse des rumeurs sur le décès du chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi ou des attentats terroristes du 27 juin 2019, les Tunisiens ont refusé de plier face aux semeurs de panique.

Notre pays, qui a trois mille ans d’histoire, a toujours eu les moyens de se défendre contre les imprévus et réussi à bien négocier les tournants. Béji Caïd Essebsi a reçu, depuis son admission, le 27 juin 2019, à l’hôpital militaire de Tunis, des personnalités de premier plan. Une preuve supplémentaire que, et contrairement aux rumeurs propagées par Facebook, il n’est pas décédé.

Réseaux sociaux : une arme à double tranchant

Certes, Monsieur de La Palisse n’aurait pas dit autre chose. Mais, nous avons eu, là aussi, une preuve supplémentaire que Facebook et les réseaux sociaux d’une manière générale sont capables du meilleur comme du pire. Ce n’est pas d’ailleurs la première fois que le décès du président Mohamed Béji Caïd Essebsi est annoncé par des personnes malveillantes ou pressées de réussir un scoop. Nous avons eu droit, en ce 27 juin 2019, à un remake d’une annonce comparable en janvier 2018.

Une occasion de plus pour tout un chacun de mesurer l’étendue des mensonges dont sont capables tous ceux qui fréquentent cet outil des Nouvelles Technologies de la Communication (NTC) qui s’est avéré être encore une fois une arme à double tranchant.

Du moment que tout le monde peut y accéder. Et que le buzz et l’extravagant arrivent à capter l’attention et l’intérêt, tout est possible. Internet est un média qui, comme une auberge espagnole, est un capharnaüm où on trouve tout et n’importe quoi. A commencer par ces déstabilisateurs qui ont cherché à susciter la panique. Espérant également profiter de l’effet suscité par les attentats qui ont eu lieu le jour même dans deux points de la capitale.

Refus du terrorisme

Il s’agit là du premier constat et sans doute de la première leçon que l’on peut retenir de cet épisode et de ce que certains ont déjà appelé le jeudi noir. Une manière de marquer les esprits et l’histoire signifiant peut-être que quelque chose nous est tombé sur la tête.

Le pays n’a pas paniqué. Nombreux correspondants de la presse internationale ont relevé le courage des Tunisiens qui se sont rassemblés autour des lieux des attentats sans crainte aucune. A l’image des nombreux habitants de Ben Guerdane, au courage héroïque, qui sont sortis sur les lieux des combats, au plus fort des événements de mars 2016, pour signifier leur refus du terrorisme. Et leur soutien aux forces de l’ordre.

A retenir notamment, à ce juste propos, que le président de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) a pris les choses bien en main. En allant au siège de l’ARP pour évoquer avec les présidents de groupe ce qu’il y a lieu de faire dans le cas où les choses n’évolueraient pas dans le bon sens.

Un acte qui montre que le pays, qui a trois mille ans d’histoire, a toujours eu les moyens de se défendre contre les imprévus et réussi à bien négocier les tournants.

C’est là une leçon à retenir. Elle s’adresse à tous ceux qui peuvent penser que les coups durs sont toujours possibles. Et que pêcher en eau trouble ou prêcher le chaos peuvent constituer une formule de gouvernance.

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