Le président de la CAF interpellé à Paris : l’arroseur arrosé !

Président de la CAF L'Economiste Maghrébin
le président de la CAF est à Paris pour assister au congrès électif de la FIFA qui a réélu le président Gianna Infantino.

Ahmad Ahmad, président de la CAF, a été interpellé à Paris puis relâché.

Le président de la CAF est suspecté de corruption par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

Il s’agit d’un contrat signé avec l’équipementier Tactical-Steel, ayant à sa tête Romuald Seilier lequel est considéré comme un proche de Loïc Gerand. Or, il se trouve que ce dernier n’est autre que l’attaché personnel d’Ahmad Ahmad !

Soupçons de corruption

Ainsi, le président de la CAF est soupçonné d’avoir favorisé l’entreprise française aux dépens de l’entreprise allemande Puma.

A noter que l’équipementier français Tactical Steel réalise avec la CAF des marges bénéficiaires substantielles comparées à l’équipementier allemand PUMA, et ce, pour les mêmes produits. Ce qui a justifié l’ouverture d’une enquête pour « suspicion de corruption ».

En effet, la CAF avait passé contrat en décembre 2017 avec Puma pour la fourniture d’équipements destinés à habiller les 580 volontaires du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2018.

Changement de cap : la CAF aurait brutalement et unilatéralement rompu ce contrat au profit de l’équipementier français Tactical Steel fournissant du matériel Adidas, pour un montant supérieur au contrat initial.

Puma a demandé une compensation de 100.000 dollars mais la CAF aurait refusé de payer la somme.

L’embarras de la FIFA

Rappelons que le président de la CAF est à Paris pour assister au congrès électif de la FIFA qui a réélu le président Gianni Infantino.

Ahmad Ahmad a profité de son séjour parisien pour décider de faire rejouer la finale de la Ligue des champions africaine entre le Wyidad et l’EST sur un terrain neutre. Cette décision pourrait priver injustement l’Espérance de son sacre africain.

A noter à ce propos que la FIFA a affiché sa neutralité de crainte d’être éclaboussée par cette affaire. « Il n’y a plus de place pour la corruption. C’est tolérance zéro ! Ce qui s’est produit ne doit plus se répéter. Cela doit être clair pour ceux qui sont dans cette salle et en dehors », avait menacé Gianni Infantino, avant sa réélection, se référant aux casseroles traînées par son prédécesseur Sepp Blatter.

Un avertissement voilé à l’endroit du président de la CAF englué dans cette affaire de corruption à deux semaines du démarrage de la CAN 2019 en Egypte ?

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