Les arbres pour sauver la planète et faire du profit

Sauver la planète arbres L'Economiste Maghrébin
Le gouvernement australien a annoncé son ambition de miser sur l’environnement par la plantation de pas moins d’un milliard d’arbres à l’horizon de 2030. (photo :Baptiste MONSION)

L’environnement ne se limite pas seulement à des considérations liées au climat et à la qualité de vie. D’un point de vue économique ce secteur constitue un véritable levier de progrès avec de belles perspectives d’avenir.

Conscient de cet enjeu de taille, le gouvernement australien a annoncé son ambition de miser sur l’environnement par la plantation de pas moins d’un milliard d’arbres à l’horizon de 2030.

Ainsi, ce projet est mis en place dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique. Cette décision découle des résultats d’une étude internationale qui estime qu’il est nécessaire de planter mille milliards d’arbres pour enrayer le réchauffement climatique et la perte de biodiversité.

L’Australie vise de cette façon à éliminer près de 18 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an d’ici 2030.

Un investissement économique très lucratif

Cependant, si certains voient dans ce projet un geste en faveur de l’environnement totalement désintéressé, la réalité est toute autre. En plus de son indéniable intérêt sur le plan environnemental, ce projet est un investissement économique très lucratif. Les Australiens parlent même d’industrie forestière qui pourrait rapporter gros à l’économie du pays.

En effet, l’Australie se présente comme une destination de choix pour les investisseurs internationaux du secteur forestier. Et ce, en raison de la demande grandissante en bois, de la solidité et de la transparence des normes juridiques, environnementales et économiques propres à ce pays.

D’ailleurs, de nombreuses études démontrent la nécessité de créer 400 000 hectares de nouvelles plantations au cours de la prochaine décennie pour répondre à la demande en bois dans ce pays.

Car, les progrès technologiques génèrent un éventail d’utilisations nouvelles de matériaux dérivés des arbres, telles que : la construction d’immeubles de grande hauteur entièrement en bois, la production d’additifs alimentaires, de bois d’ingénierie, de biocarburants dérivés du bois, d’articles en composite « bois-plastique, sans compter les nombreuses applications pharmaceutiques et médicales.

Un coût de 12.5 millions de dollars

En outre, le projet en question, dont le coût est estimé à 12.5 millions de dollars, sera réparti sur neuf sites sélectionnés pour leur densité forestière à travers le pays, jusqu’en Tasmanie du Nord, au large du continent.

L’environnement est vraisemblablement l’avenir des économies, certains pays l’ont rapidement compris pour faire du profit et d’autres marqueront un temps pour s’y mettre, pourvu que la Tunisie suive cet exemple.

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