Saïda Lounissi : le cadre légal n’est pas adapté à l’entrepreneuriat

L'entrepreneuriat L'Economiste Maghrébin
Saida Lounissi

Mme Saïda Lounissi, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a participé aujourd’hui à une rencontre de haut niveau organisée par L’Economiste Maghrébin, en partenariat avec la Banque Mondiale à Tunis sur le thème: « Economie 4.0, Entrepreneuriat, innovation, Startups… ».

La ministre, à cette occasion, a présenté les résultats d’une étude, réalisée avec l’appui de l’AFD, sur l’intégration au travail des jeunes issus des centres de la formation professionnelle.

Il ressort de cette étude que 67% trouvent des emplois. Par contre, seulement environ 9 à 10% de ces jeunes décident de se lancer dans l’entrepreneuriat. “Cela nécessite le développement de la culture entrepreneuriale auprès des jeunes“, a déclaré Mme Saïda Lounissi.

L’entrepreneuriat vu de l’Etat

La ministre a, par ailleurs, rappelé les différents programmes d’une stratégie nationale pour répondre aux besoins des jeunes et moins jeunes en matière d’entrepreneuriat.

Un premier programme consiste à commencer par les écoles publiques comme premier lieu d’apprentissage et de sensibilisation à la culture entrepreneuriale et développer une approche pédagogique des clubs d’entrepreneuriat. “Les centres de formation professionnelle sont aujourd’hui des lieux d’incubation », a tenu à souligner la ministre.

Pour la ministre, le cadre légal n’est pas adapté à l’entrepreneuriat. C’est pourquoi, la mise en place du statut d’auto-entrepreneur, objet d’un deuxième programme, pourrait être, avec l’élargissement de la couverture sociale des auto-entrepreneurs, une solution juridique adaptée à l’entrepreneuriat. Sans oublier d’inciter les différents services administratifs à travailler ensemble.

Sur un autre plan, faciliter l’accès des jeunes entrepreneurs aux marchés publics et privés est de nature à faciliter aux startuppers à écouler leurs produits.

Du côté du financement, la ministre n’a pas manqué de mettre l’accent sur la nécessité de baisser les barrières (accès au financement, garanties bancaires…) notamment en matière d’économie solidaire et sociale.

Egalement, la ministre a souligné, en matière de gouvernance, l’importance de mettre en place une plateforme numérique (d’ici fin 2019) pour mieux accompagner les entrepreneurs lors de la phase de lancement de leurs projets.

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