La rougeole : en recrudescence en Tunisie

rougeole en Tunisie L'Economiste Maghrébin
Pascal Dolémieux, Sanofi Pasteur, Flickr

La polémique autour de la recrudescence de la rougeole de par le monde n’en finit pas. Depuis quelques années, l’augmentation des cas de rougeole amène nombre d’acteurs mondiaux dans le domaine de la santé à pousser des cris d’alarme.

Ainsi, cette recrudescence n’épargne pas la Tunisie et plus particulièrement le gouvernorat de Kasserine. Il enregistre une augmentation des cas de rougeole. En effet, 200 cas ont été recensés depuis janvier dernier, selon les déclarations de Karim Arbi, chef de service de pédiatrie, à l’hôpital régional de Kasserine.

En effet, 95% des cas touchent des enfants, dont la plupart a quitté l’hôpital après avoir reçu des vaccins et bénéficié des traitements nécessaires. Par ailleurs, 16 cas sont actuellement hospitalisés en service de pédiatrie. La même source souligne que les équipes de santé suivent de près la situation dans les diverses délégations de Kasserine. Et que toutes les mesures nécessaires sont prises pour éviter la propagation du virus.

Par ailleurs, le chef de service précise qu’« une campagne de vaccination préventive a été lancée au profit des enfants qui n’ont pas encore été vaccinés contre la rougeole depuis leur naissance ». Une autre campagne vise les parents, pour les sensibiliser sur l’importance de respecter le calendrier national de vaccination, afin de protéger leurs enfants.

A noter que la rougeole est une maladie bénigne dans la grande majorité des cas. La plupart des décès étant dus aux complications de la maladie. Les complications les plus redoutées sont la cécité, l’encéphalite, les diarrhées sévères (susceptibles d’entraîner une déshydratation), les infections auriculaires et respiratoires comme la pneumonie. Elles surviennent le plus souvent avant l’âge de 5 ans, ou chez l’adulte de plus de 30 ans.

Cependant, le rôle de l’information est primordial car vacciner ne suffit pas, il est nécessaire de le faire dans les règles de l’art. Compte tenu du fait que 10% des personnes ne répondent pas à la première dose de vaccin contre la rougeole, et que la deuxième dose permet de rattraper ces 10%, deux doses de vaccin doivent être injectées à un mois d’intervalle minimum, pour assurer une immunisation efficace.

Enfin, la rougeole est bénigne, mais redoutable en cas de complications. Évitons-les en privilégiant la vaccination.

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