Chiheb Ellili sort par la petite porte, radioscopie d’une raclée historique

Chiheb Ellili L'Economiste Maghrébin
Crédit photo : Club Africain

La lourde défaite subie par le Club Africain à Lubumbashi a contraint l’entraîneur Chiheb Ellili à plier bagage. Par la petite porte.

Suite à la cinglante défaite du club de Bab Jedid face au tout-puissant Mazembé par un score fleuve de (0-8) dans le cadre de la 3ème journée en Ligue des champions, l’entraîneur du Club Africain, Chiheb Ellili, n’avait pas d’autre choix que de  présenter officiellement sa démission au Comité directeur du Club Africain.

C’est par « respect » au public Rouge et Blanc qu’il a pris cette décision tout en ayant l’honnêteté d’assumer une part de responsabilité dans la Bérézina de Lubumbashi, capitale du Congo.

Après à peine quatre mois de collaboration, Chiheb Ellili était moralement dans l’impossibilité de poursuivre l’aventure avec le club de Bab el Jedid, après la défaite « historique », selon ses propres propos, sur les ondes de Radio Mosaïque FM.

La nomination d’un nouvel entraîneur sera annoncée dans les prochaines heures. Selon les rumeurs qui circulent à Bab el Jedid, Bernard Marchand et Nabil Maâloul seraient pressentis pour le poste.

Sans chercher à porter le coup de grâce à un homme à genoux, ni faire de lui le bouc émissaire de tous les maux dont souffre le club de Bab el Jedid, il est légitime de s’interroger des choix irrationnels du coach clubiste avant le match et , surtout, son manque de réaction  durant la rencontre alors que le navire prenait l’eau de toutes parts.

Mais, pourquoi diable n’a-t-il pas verrouillé sa défense avec 11 joueurs s’il le faut à la 39ème minute alors que ses poulains étaient menés par 4 à 0 ?

Radioscopie d’une défaite « historique »

Pris de vitesse, les jambes lourdes, ébahis, subissant les assauts meurtriers des « Corbeaux » sans la moindre réaction, hors -jeu sur le plan tactique et technique, les clubistes qui erraient sur le terrain comme des âmes en peine, auraient pu prendre plus de buts si ce n’était la désinvolture des Congolais qui se croyaient dans une séance d’entraînement. Et ils avaient raison !

D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux mêmes : 62% de possession du ballon en faveur du club du tout-puissant Mazembé, 28 tirs dont huit cadrés et 4 buts dans chaque mi-temps. Qui dit mieux ?

Le « pire moment de ma carrière »

Comment expliquer cette déroute ? Le coach démissionnaire s’explique dans un français approximatif : « Privés de recrutements, il fallait donner une chance aux jeunes. Neuf d’entre eux ont été intégrés et ont disputé des matchs en championnat ou en coupe d’Afrique. Les joueurs expérimentés sont encore capables de donner le plus ».

Et de poursuivre: “La défaite d’hier est, pour moi, un accident de parcours car l’équipe est sur la bonne voie. Dommage pour les joueurs, qui ont tout donné depuis des mois, de perdre de la sorte. Il ne faut surtout pas remettre en cause leur sérieux et leur envie de porter le maillot clubiste. Sur le plan personnel, je pense que c’est le pire moment de ma carrière. Je suis un battant et un gagneur et je ne voulais vraiment pas vivre ce cauchemar“.

Des décisions courageuses et douloureuses doivent être prises dans l’immédiat, à commencer par la direction du club qui doit « dégager » pour sauver ce qui lui reste d’honneur. Si ce mot a encore un sens pour ces gens là…

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