La Tunisie a démontré qu’il n’existe pas de fatalité en Méditerranée

BCE - l'économiste maghrebin
Patrice Bergamini, Ambassadeur de l'Union européenne en Tunisie

La Tunisie fait la démonstration depuis sa révolution  qu’il n’existe pas de fatalité en Méditerranée.  Affirme l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Tunis, Patrice Bergamini, dans le cadre de la Conférence euro-méditerranéenne sur la culture, à la Cité de la Culture, tenue aujourdhui, 16 novembre.

Patrice Bergamini a affirmé  que le futur de la relation  euro-méditerranéenne est un sujet important plus que jamais. Pour lui, il s’agit de débattre sur comment rapprocher davantage les deux rives de la Méditerranée.  Et ce qui les sépare. Pour l’ambassadeur, la Tunisie serait le meilleur endroit pour effectuer ce travail de rapprochement.

Par ailleurs, il a rappelé que la Tunisie est la seule jeune démocratie dans la région. Ainsi, il a rappelé les défis relevés par la Tunisie. Il a cité, entre autres, la réussite  des élections municipales.  La Tunisie n’a pas baissé les bras après le récent attentat terroriste à  l’avenue Habib Bourguiba : la société civile est montée au créneau pour ridiculiser les terroristes. «  Se moquer du terrorisme est aussi une manière de montrer une résilience qui fait la force de la Tunisie », lance-t-il.

Pour une meilleure harmonie entre les deux rives de la Méditerranée

 

La Tunisie fait la démonstration depuis sa révolution qu’il n’existe pas de fatalité en Méditerranée, lance-t-il . C’est pourquoi, l’Union européenne a la conviction qu’en aidant à la réussite de la transition démocratique on arrivera ensemble à montrer qu’il n’existe pas de fatalité, fait-il savoir.   La Méditerranée doit nous rapprocher, affirme-t-il.  Dans le même contexte, il a considéré  qu’il n’existe pas de choc des civilisations.

Par ailleurs, il a souligné le dynamisme culturel en Tunisie porté par un soutien extraordinaire du ministère de la Culture d’après lui. C’est le côté vibrant de la société civile tunisienne, de ses artistes et de ses créateurs dans tous les domaine et toutes les disciplines. Mettre  la culture au centre du jeu est une manière d’ouvrir le pays.

«  C’est là ou Tunisiens et Européens peuvent se retrouver mieux qu’avant encore. Dans le partage des valeurs. « S’il y a dynamisme et s’il y a partage dans le secteur culturel cela veut dire qu’il y a possibilité de faire bouger l’économie »,  affirme-t-il.  La culture comme créatrice d’emplois est fondamentale. Cependant sans sécurité, il n’existe pas de développement économique.  Sans développement économique il n’existe pas de sécurité, dira-t-il en conclusion.

A la fin de son intervention, Patrice Bergamini a proposé la création d’un centre d’arts contemporains en Tunisie,  sous  la tutelle du ministère des Affaires culturelles. Et avec le soutien de l’Union européenne.

 

 

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