Crisis Group met l’accent sur les conséquences de la crise politique

Crisis group L'Economiste Maghrébin

Le dernier rapport de Crisis Group fait le point sur l’attentat-suicide perpétré le 29 octobre au cœur de Tunis et qui a porté un coup dur à la sécurité, pourtant beaucoup plus améliorée depuis les derniers attentats de 2015-2016.

Selon l’analyste de Crisis Group Michael B Ayari , il s’agit du premier attentat terroriste majeur à se produire à Tunis depuis 2015, une année durant laquelle plusieurs attentats dans la capitale et dans d’autres localités ont secoué le pays, visant le Parlement, les membres des forces de sécurité et les touristes étrangers. Il précise dans ce contexte que : « l’Etat islamique et d’autres groupes djihadistes  avaient clairement indiqué leur intention de déstabiliser l’expérience démocratique tunisienne. »

Crisis Group : « La Tunisie ne peut plus vraiment se permettre de ne pas avoir un gouvernement efficace

Reste à savoir quel est l’impact de l’attaque terroriste jusqu’à présent?  M. Ayari  a répondu : « L’attaque intervient alors que la politique tunisienne semble de plus en plus prise en otage par un différend entre le président Béji Caïd Essebsi et le chef du gouvernement Youssef Chahed, et que la polarisation islamiste/anti-islamiste de 2013 a fait son retour. » 

Il conclut : « La fin du consensus annoncé par Essebsi semble avoir supprimé les garanties politiques contre une polarisation excessive. » 

 Selon M. Ayari, la crise politique paralyse le pays, tout en soulignant que : « Le pays semble incapable de prendre les décisions difficiles pour faire face à une crise économique persistante. » Il cible particulièrement la lenteur dans l’élection des membres de l’ISIE qui supervisera les élections de 2019, ainsi que celle des membres de la Cour constitutionnelle, qui demeure, à ce jour, au point mort. Cette institution, si elle voit le jour, sera largement saluée comme la plus libérale du monde arabe. 

Il conclut : « La Tunisie ne peut plus vraiment se permettre de ne pas avoir un gouvernement efficace, ni de faire échec aux préparatifs de ce qui ne seront que les deuxièmes élections démocratiques de son histoire. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here