Samir Saied (DG de la STB): «Nous voulons tourner la page des créances héritées»

Samir Saied (DG de la STB L'Economiste MAghrebin

A l’occasion de son 60ème anniversaire, la Société Tunisienne de Banque (STB) a organisé aujourd’hui à Tunis une conférence autour du thème de l’inclusion du secteur informel, quelles perspectives de réussite ?

A l’ouverture de cette conférence, Samir Saied, Directeur général de STB a, dans son allocution d’ouverture, rendu hommage au fondateur de la banque le leader Habib Bourguiba, tout en rappelant le rôle de la STB dans la construction de l’économie tunisienne et du pays à l’aube de l’indépendance. D’ailleurs, le slogan de la banque confirme le rôle qu’elle a joué dans la réussite de la Tunisie indépendante : « Jamais une banque n’a autant fait pour ce pays« .

La STB, considérée comme le leadership, durant presque quatre décennies, du secteur financier tunisien, a contribué à la création de plusieurs entreprises et entités économiques en Tunisie et à l’étranger.

Le directeur général de la STB n’a pas manqué, par la même occasion, de rappeler l’état d’avancement du plan de restructuration de la banque, notamment le recrutement de 500 jeunes pour mener la stratégie de sa digitalisation. « C’est une génération open-banking et d’intelligence artificielle sur laquelle nous comptons énormément », souligne Samir Saied.

Avec une évolution moyenne annuelle de 17% de PNB, la STB est aujourd’hui engagée dans un plan de réformes confirmé par des résultats positifs, notamment sur le plan de gouvernance. Dans ce contexte, la banque est actuellement en négociations avancées pour aboutir à des arrangements pour tourner définitivement la page des créances héritées et l’instauration d’un nouveau mode de gouvernance.

Commentant le thème de la conférence, Samir Saied a déclaré que l’informel pénalise les entreprises citoyennes. « L’actuelle réglementation de change adoptée attire-t-elle des investissements? Faut-il formaliser, attirer ou pénaliser l’informel? », s’est interrogé le directeur général de la STB. Il a, dans ce sens, appelé à alléger la réglementation et comprimer les charges de l’Etat.

Intervenant lors d’un panel sur l’impact de la digitalisation et la démonétisation, Slim Chérif, chargé de la politique stratégique des systèmes d’information au sein de la STB, a indiqué que la stratégie de la transformation digitale la banque est basée sur plusieurs piliers. En matière de la « plateformisation », Slim Chérif a précisé qu’elle est composée de trois plateformes, à savoir: le système d’information de la banque, une plateforme monétique et la création de l’écosystème pour la banque de demain.

Clôturée par Mme Néjia Gharbi, Présidente du Conseil d’administration de la STB, la conférence a été l’occasion de débattre du rôle des banques dans l’inclusion financière du secteur informel, de la réforme de la réglementation des changes et du commerce extérieur et de la structuration économique.

Des débats constructifs ont marqué la conférence avec la présence d’éminents experts, économistes et responsables, financiers et universitaires tunisiens.

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