Tunisie : regards croisés sur les entreprises publiques

entreprises publiques L’économiste maghrébin

Tarek Chérif, président de la CONECT, et Slim Feriani, ministre de l’industrie et des PME, ont livré leurs avis sur les dernières augmentations salariales touchant les entreprises publiques.   

Dans une déclaration accordée à leconomistemaghrebin.com, le président de la CONECT a indiqué qu’il n’a jamais été contre les augmentations. Pour lui, les augmentations salariales sont nécessaires pour garantir la paix sociale. Cependant, il a affirmé qu’elles doivent refléter un certain niveau de productivité. Ainsi, il dénonce l’inexistence d’un programme de vérification de niveau de la productivité  des entreprises publiques. Ce scénario contribue à la création de l’inflation.

Interpellé sur la vision qu’a la CONECT de la crise des entreprises publiques, il a affirmé que la Confédération prône l’étude au cas par cas de ces entreprises et leur privatisation au maximum. Il a affirmé qu’une certaine partie veut induire le peuple tunisien en erreur et le convaincre que les vendre, c’est vendre le pays.

« Ce n’est pas cela. La question est une question de gestion et non pas une question de propriété », affirme-t-il. Maintenir la situation actuelle des entreprises publiques est idéologique plutôt qu’économique, lance-t-il. Par ailleurs, il a rappelé que plusieurs entreprises publiques ont été privatisées et ont généré des bénéfices.

De son coté, le ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Slim Feriani, a indiqué, que le gouvernement fait de son mieux pour garantir la pérennité des entreprises publiques, en concertation avec les différents intervenants.

Enfin, dans le même contexte, il a indiqué que le pays a besoin de stabilité à tous les niveaux. Cependant, il faut prendre en considérations les équilibres financiers, d’après le ministre.

 

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