Jamal Khashoggi : l’Arabie Saoudite va-t-elle reconnaitre son implication ?

Jamal Khashoggi

Plusieurs tentatives des autorités saoudiennes ont été déployées pour brouiller les pistes sur la mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au Consulat saoudien, en ce début d’octobre 2018.  Où en est l’enquête ?

Une source proche des autorités turques a affirmé que les inspecteurs turcs se seraient déplacés lundi 15 octobre au sein du consulat saoudien.  Ils  « auraient trouvé des preuves significatives confirmant la mort du journaliste, au siège du Consulat. »

La source a affirmé que les preuves trouvées étayaient les soupçons que Khashoggi avait été tué. L’équipe d’enquête turque, a été autorisée à entrer au siège du consulat saoudien à Istanbul. Elle a utilisé le luminol qui pourrait détecter les traces de sang. Et ce, même si elles ont été enlevées avec du détergent et même si les murs ont été repeints.

Qu’est ce que le luminol ?

Le luminol est un produit chimique blanc cristallin, soluble dans l’eau et dans la plupart des solutions organiques polaires. Ce produit permet de détecter même les faibles traces de sang sur les scènes de crime. Il donne une couleur bleue distinctive lorsqu’il est mélangé à l’oxydant adéquat.

Ce revêtement phosphorique éclaire les tâches de sang retirées du lieu du crime par l’interaction chimique entre les revêtements phosphoriques, l’hémoglobine et les protéines transportant l’oxygène dans le sang.

Où en est l’enquête ?

Le 15 octobre 2018, des responsables saoudiens et turcs sont entrés au consulat d’Arabie saoudite à d’Istanbul. Ceci, dans le cadre d’une cellule de travail conjointe chargée d’enquêter sur les circonstances de la mort de Jamal Khashoggi. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse Anatolia.

Le directeur du bureau d’Al Jazeera en Turquie, Abdul Azim Mohamed, a eu accès aux enregistrements détenus par les services de sécurité turcs après l’assassinat de Khashoggi. Il semblerait que ce dernier ait été tué quatre minutes seulement après son entrée au siège du consulat. Il était au bureau du Consul d’Arabie saoudite à Istanbul, Mohammed al-Otaibi, quand plusieurs personnes l’ont traîné dans une pièce voisine. Selon Al Jazeera, ils auraient tenté de le tuer par des injections, après l’avoir maltraité. Les enregistrements n’indiquent pas si le corps du journaliste a été transféré du consulat à la résidence du Consul Général. Puisque d’après les informations une deuxième équipe s’est déplacée le mardi soir 2 octobre 2018 pour achever cette opération macabre.

Le quotidien turc Yeni Safak  explique, après avoir eu recours aux enregistrements et déclare «Des agents saoudiens auraient torturé Khashoggi au cours d’un interrogatoire et lui auraient coupé les doigts. Ensuite ils l’auront décapité».

D’après les informations, le Roi Salman aurait envoyé son fils, le prince Khaled al-Faiçal, en Turquie pour convaincre le président turc Recep Tayyip Erdoğan.  Mais sa tentative de clore le dossier a finalement échoué.

Les preuves de la mort de Khashoggi sont indéniables

Selon CNN, le 15 octobre 2018, citant deux sources anonymes. L’Arabie saoudite prépare un rapport où elle reconnaît le décès de Khashoggi à la suite d’une enquête qui a mal tourné. Selon des mêmes sources, l’opération aurait eu pour but de le kidnapper et non de le tuer.

Dernièrement, le bureau du procureur turc a déclaré que l’examen préliminaire au sein du consulat saoudien « a mis en évidence des preuves significatives de l’assassinat. Et cela, en dépit de toutes les tentatives pour les supprimer ».

Enfin, le journal Telegraph a rapporté que l’Arabie saoudite essaierait de convaincre les autorités turques d’accepter de publier une déclaration commune. Celle-ci expliquerait le décès de Jamal Khashoggi, d’une manière qui causerait un préjudice mineur au prince héritier Mohammed bin Salman. »

 

 

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