Fonction publique : séance de travail sur les négociations sociales

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C’est parti pour la Fonction publique. La centrale syndicale (UGTT) tiendra une séance de négociation avec les représentants du gouvernement, au sujet des négociations sociales.

Cette séance de négociation se tiendra, demain  28 août, à la Présidence du gouvernement, à la Kasbah.  L’enjeu n’est autre que la détermination du taux des augmentations salariales pour les fonctionnaires.

Noureddine Taboubi a affirmé que l’UGTT aura son mot à dire sur l’élaboration des politiques générales de la Tunisie. Les répercussions économiques et sociales du sujet justifient l’intervention de l’UGTT selon lui. Toutefois, il regrette que le dossier des négociations sociales passe par une phase de retardement et d’entraves. Cependant, il demeure optimiste quant au déblocage de la situation suite à la dite séance de travail.

La fonction publique toujours au cœur des négociations

Faut-il encore rappeler que l’UGTT campe sur ses positions à savoir : finaliser les négociations sociales du secteur public. La finalisation du dossier est synonyme de l’octroi d’une augmentation salariale suffisante qui prend en considération plusieurs critères, à l’instar de l’inflation et la dégradation du pouvoir d’achat.

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail a souligné depuis des mois la nécessité des augmentations salariales. Le dernier taux d’augmentation pour les fonctionnaires était de l’ordre de 6%.  Par ailleurs, aucune information n’a été communiquée sur le taux revendiqué par l’UGTT pour la fonction publique. Sachant que la centrale syndicale revendique un taux d’augmentation de 10,3% au secteur privé. Toutefois, l’UGTT n’a pas encore dévoilé sa proposition d’augmentation salariale dans la fonction publique.

La prochaine période connaîtrait des tensions entre l’UGTT et l’UTICA d’une part et l’UGTT et le gouvernement d’autre part. Plusieurs mouvements sociaux ont eu lieu en 2018 et la tension a alimenté la scène sociale. En conclusion, il serait préférable que les différents partenaires sociaux mènent à bien ce dossier, pour éviter le pire dans une conjoncture économique critique.

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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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