Télémédecine : une solution d’avenir pour l’accès aux soins spécialisés

Télémédecine soins spécialisés L'Economiste Maghrébin©GCS Télésanté – David Morganti

De nos jours pas une seule région du globe n’est épargnée par la carence en médecins spécialistes avec, pour les consultations spécialisées non urgentes, des listes d’attente à n’en plus finir, la télémédecine est-elle à même d’y remédier ?

De cette insuffisance résulte, d’une part, des retards de prise en charge et, d’autre part, une pression grandissante sur les praticiens. Pourtant, des alternatives ne manquent pas, dont parmi elles la télémédecine. Seulement jusqu’à présent, cette technologie n’est pas de pratique courante.

La technologie en question, qui permet l’exercice de la médecine à distance à l’aide des technologies de l’information et de la communication, est en passe de devenir la solution d’avenir.

Qu’en est-il de la télémédecine au Canada ?

Au Canada, une expérience a été menée sur une période de 5  ans dans le but de vérifier l’efficacité de cette nouvelle approche de la médecine et d’en déterminer le bénéfice. A cet effet, le projet pilote  Champlain BASE (Building Access to Specialists through eConsultation)  eConsult Service, a été lancé avec un principe simple : afin d’obtenir un avis spécialisé, un médecin de première ligne rejoint la plateforme en question en fournissant tous les éléments permettant de faciliter le diagnostic. Par la suite, la question est orientée vers un spécialiste choisi en fonction des disponibilités et charge de travail. Le spécialiste est averti par la suite par e-mail pour donner son avis et communiquer avec le médecin de première ligne par un canal sécurisé.

Durant cette expérience de 5 ans,  dont les résultats ont été publiés dans les Annals of Family Medicine,  un total de 14 105 avis ont été demandés auprès  de 56 médecins spécialistes. Les spécialités ayant reçu  le plus grand nombre de demandes d’avis  eConsults étant la dermatologie (17,11%),  la gynécologie obstétrique  (7,02%), l’hématologie (6,99%), l’endocrinologie (6,93%), la cardiologie (6,27%) et la neurologie (5,98%), avec un délai moyen de réponse de 21 heures.

La technologie, d’une simplicité déconcertante  et facilement applicable dans tous les pays du monde, représente ainsi une solution aux demandes grandissantes de soins spécialisés avec la garantie d’une prise en charge de qualité. Devant l’accroissement des maladies chroniques, cette technologie pourrait ainsi  faire partie intégrante de la médecine de demain, et  permettre enfin de désengorger les hôpitaux.

Par

Publié le 10/08/2018 à 12:53

Leave a Reply

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin