Al Massar annonce son retrait du gouvernement

Al Massar L'Economiste Maghrébin

La nouvelle est tombée il y a quelques heures: le parti Al Massar a pris la décision de se retirer du gouvernement. Telle est l’annonce faite par le bureau politique tard dans la soirée du mardi 17 au mercredi 18 juillet 2018.

Cette décision avait déjà été évoquée par le Conseil central qui s’était réuni le 8 juillet 2018, en exigeant le gel des fonctions de Samir Taïeb en tant que secrétaire général du parti.

Le bureau politique d’Al Massar a fait savoir que le parti n’est plus concerné par les orientations politiques du gouvernement, tout en soulignant: « Tous ces tiraillements ne sont pas liés à l’intérêt du pays. » Faouzi Charfi, un des dirigeants du parti Al Massar, dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com a souligné: « Samir Taïeb continuera à être ministre. Il a gelé ses fonctions de Secrétaire général du parti jusqu’à la fin de ses fonctions ministérielles. »

Al Massar a choisi son camp, celui du retrait du gouvernement  

Rappelons que cela fait des mois que le parti Al Massar tergiverse et aurait décidé de se retirer du gouvernement depuis le début de l’année 2018. Le Conseil central du parti n’avait pas pris de décision définitive dans le maintien ou le retrait du gouvernement d’union nationale à cette époque.

La scène politique est en perpétuelle effervescence entre les tractations des uns des autres. Après Afek Tounes, voilà que le parti Al Massar décide aussi de se retirer du gouvernement. Pour cause: la mise en place de réformes qui tardent à venir sur le plan économique, au niveau de la lutte contre le chômage, la corruption, le terrorisme; autant d’enjeux primordiaux auxquels le gouvernement d’union nationale doit faire face, car il y va du salut du pays.

En réalité, cette décision n’est pas une surprise, car tout le monde s’attendait à un tel choix. D’ailleurs, Jounaidi Abdeljawed, un des dirigeants du parti Al Massar, a souligné que le processus de l’Accord Carthage 2 n’est plus à la hauteur des aspirations, en déclarant: « Nous ne sommes plus concernés, ni par le processus de l’Accord de Carthage 2, ni par le gouvernement d’union nationale. A mon avis, l’Accord de Carthage tombe à l’eau, mais plus encore il a dévié de son chemin. »

 

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