Sclérose en plaques : inauguration d’un centre de soins en Tunisie

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Malgré les difficultés que connaît le pays, les bonnes nouvelles finissent toujours par arriver. La Tunisie a connu une avancée majeure en termes de prise en charge d’une maladie qui, jusqu’à présent, donne du fil à retordre aux acteurs de santé.  

En effet, le vendredi 22 juin 2018, s’est tenue l’inauguration du Centre de Sclérose en Plaques à l’hôpital Razi de La Manouba, sous la supervision du ministère de la Santé Publique.

Une avancée majeure pour les acteurs de santé , les patients, et tous ceux concernés par la maladie , car il s’agit bien de la première structure de santé consacrée à la sclérose en plaques au Maghreb et en Afrique.

Le projet a vu le jour grâce à une action de mécénat et  au soutien de la Fondation « Le développement de la Tunisie » qui a fait don de 1,0003 million de dinars.

Cet acquis est un gain primordial qui permettra de centraliser les soins de santé et de proposer aux patients les technologies les plus abouties en matière de diagnostic, de suivi  et de traitement. Les initiateurs du projet ambitionnent également de faire à l’avenir de cette nouvelle structure de santé une plateforme facilitant l’accès à l’information relative à cette maladie et permettant de renforcer davantage les efforts pour une meilleure  prise en charge des patients et dont le nombre actuel est de 3500.

Le centre en question arrive à temps, compte tenu du fait de la difficulté de diagnostic et de traitement de cette maladie, qui représente un challenge pour les professionnels de santé à travers le monde, mais également pour la recherche. En effet, étant une maladie extrêmement hétérogène d’un patient à l’autre, et dont les symptômes possibles sont très variables ( dont des symptômes psychiatriques divers),  son évolution est imprévisible, et son diagnostic difficile.

Les patients atteints de la sclérose en plaques ou ceux chez qui l’on suspecte la maladie, auront dorénavant la possibilité d’être pris en charge dans une seule structure spécialisée et pluridisciplinaire, leur évitant par conséquent de se disperser entre différents services.

D’autres maladies  nécessitent qu’on leur consacre de telles structures , serait-ce un cap que la Tunisie a passé et verrons-nous d’autres mécènes appuyer d’aussi belles initiatives ?

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Publié le 23/06/2018 à 15:00

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