Ali Laârayedh : « Il faut s’attaquer aux réformes »

Ali Laarayedh L'Economiste Maghrébin

La suspension de la réunion des signataires de l’Accord de Carthage, la guerre déclarée entre le directeur exécutif du parti Nidaa Tounes et le Chef du gouvernement Youssef Chahed ne font que commencer. Que pense Ali Laârayedh, un des dirigeants  du mouvement Ennahdha, parti de la coalition gouvernementale?

Rencontré lors de la conférence-débat sur le thème « Décret 417-2018 et mesures d’amélioration du climat des affaires: ce qui va changer », Ali Laârayedh se dit préoccupé de la tournure que prennent les évènements que vit le pays. Selon lui, pour mettre fin aux tiraillements politiques, il est important de défendre l’unité nationale. Il précise dans ce contexte: « On ne peut pas avancer si on ne s’engage pas à la mise en place des réformes, car il y va de la stabilité du pays. » Et d’ajouter: « Qui dit stabilité politique dit aussi stabilité gouvernementale. »

Ali Laârayedh favorable à un mini-remaniement ministériel

Evoquant la possibilité d’un éventuel remaniement ministériel dans les semaines à venir, M. Laârayedh  estime qu' »il se peut qu’il y ait un mini-remaniement ministériel d’un ministre ou deux, mais le plus important est de garantir la continuité des institutions de l’Etat. En d’autres termes, changer un gouvernement ne résoudra pas le problème. Ce qui engendrera des conséquences lourdes, alors que nous sommes à quelques mois des élections législatives et présidentielle de 2019 durant lesquelles les Tunisiens décideront de qui pourrait les représenter. Or, le fait de vouloir changer le chef du gouvernement n’est pas non plus convainquant ». 

Et de poursuivre: « Aujourd’hui, les parties sociales freinent le travail du gouvernement et ne veulent en aucun cas la mise en place des réformes. Cela ne se limite pas uniquement à l’UGTT, il y a aussi le problème des caisses sociales et bien d’autres qui sont autant d’exemples qu’au bout de huit gouvernements successifs, il va sans dire que rien n’a changé depuis. » Il finit par conclure: « Il faut s’attaquer aux réformes. »

Rappelons que le conseil de la Choura s’est réuni en ce dimanche pour évaluer la situation du pays en général. Selon Imed Khemiri le porte-parole du mouvement Ennahdha, le Conseil de la Choura a tranché pour la stabilité gouvernementale, notamment en ne destituant pas le chef du gouvernement Youssef Chahed, mais en demandant quelques ajustements, soit un mini-remaniement ministériel.

 

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