Inauguration en grande pompe de la Cité de la Culture

Cité de la Culture

125 millions de dinars, tel est le coût global des travaux de la Cité de la Culture. A cette occasion, le ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine, a tenu une conférence de presse pour présenter le projet quelques heures avant le concert en l’honneur de l’inauguration de ce projet, ce 21 mars 2018.

Affaires culturelles
Le Ministre des Affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine le 21 mars

Pour résumer le projet en chiffres, on pourrait se référer à ceux officiels du ministère des Affaires culturelles : superficie de 8,6 hectares, trois théâtres (le théâtre de l’opéra dont la capacité est estimé à 1800 sièges, le théâtre des régions (700 sièges) et le théâtre des jeunes créateurs (300 sièges); six espaces pour les répétitions, un complexe cinématographique composé de deux salles de projection (350 sièges + 150 sièges), un auditorium dont la capacité d’accueil est de l’ordre de 100 personnes.

Se voulant déterminé et confiant à la fois, le ministre des Affaires culturelles a déclaré que la Cité de la Culture, longtemps attendue par les observateurs de la scène artistique et culturelle, se veut fédératrice  de toutes les initiatives et idées artistiques et culturelles. Il a indiqué que la Cité est composée d’un certain nombre de pôles culturels qui regroupent toutes les spécialités culturelles et artistiques et des institutions qui disposent de leur indépendance administrative et financière, régies par des textes de loi.

Dans le même contexte, le ministre a fait savoir que le Conseil des ministres qui se tient aujourd’hui va approuver la création de trois institutions : le Théâtre de l’Opéra, le Musée national des Arts modernes et contemporains et le Musée de l’Art des marionnettes. Dans le même cadre, il a souligné l’importance d’accorder une certaine marge de liberté dans la gestion de ces trois institutions.


En ce qui concerne le Théâtre de l’Opéra, son rôle ne se limite pas uniquement à l’organisation des spectacles, mais aussi à la création des structures artistiques pour la formation et l’encadrement, afin de présenter de grands projets. “Raison pour laquelle, un nouvel orchestre a été créé, à savoir l’orchestre et le chœur d’opéra de Tunis qui va renforcer l’Opéra  symphonique de Tunis,” annonce-t-il.

Dans ce contexte, il a rappelé que l’Orchestre symphonique de Tunis a vu le jour en 1969 et que le besoin de renouvellement a suscité la création du nouvel orchestre.

Concernant le pôle de la musique et de l’opéra, sous la direction de Saïma Samoud, le ministre a fait savoir que plusieurs anciens groupes musicaux font désormais partie du pôle en question.

Concernant le pôle de la chorégraphie et de la danse, dirigé par Nesrine Chaâbouni, le ministre a indiqué qu’il s’agit d’une reconnaissance pour les artistes et danseurs marginalisés. L’espace abritera le Ballet de Tunis de la danse contemporaine.

Le troisième pôle, celui du théâtre et des arts scéniques, a été placé sous la direction du metteur en scène Mounir Argui. L’objectif est la création du Centre national des arts dramatiques pour centraliser les six centre régionaux qui existent. Par ailleurs, le Centre national du Cinéma et de l’Image est dirigé par Chiraz Attiri et va abriter une cinémathèque.

Le ministre a  fait savoir qu’un espace au sein de la Cité de la Culture sera dédié à la sauvegarde des œuvres artistiques acquises par le ministère des Affaires culturelle, telles des toiles et tableaux de peinture de maîtres. La Cité de la Culture abrite déjà 1007 œuvres. Notons que le ministère a acheté environ 12.500 œuvres.

Le dernier pôle est celui des lettres et livres. Il abritera la Maison du Roman, la Maison de la Poésie et l’Institut de Traduction. Le ministre a indiqué que la Cité ne prônera jamais l’esprit de l’exclusion et sera ouverte à tous les Tunisiens.

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De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

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