Paradis fiscaux : la Tunisie désinscrite de la liste de l’UE

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 La Tunisie et sept autres pays ont été retirés de la liste noire de l’UE des paradis fiscaux – annoncée le 5 décembre 2017 –  après  s’être engagés, à un niveau politique élevé, à répondre aux préoccupations exprimées par l’UE, annonce le Conseil de l’Europe, dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, 23 janvier.

Suite à une évaluation faite par les experts, le Conseil de l’Europe a décidé de désinscrire la Tunisie et sept autres pays de la liste noire. « Des engagements ont été pris par écrit par ces pays et territoires en vue de remédier aux manquements recensés par l’UE. », lit-ton dans le communiqué.

Les pays en question sont déplacés de l’annexe I des conclusions (pays et territoires non coopératifs) vers l’annexe II ( engagement pris, par lettre signée au plus haut niveau, de coopérer).

Notons que les autres sept pays sont : la Barbade, la République de Corée, les Émirats arabes unis, la Grenade, la région administrative spéciale de Macao, la Mongolie, le Panama.   Par ailleurs,  Patricie Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, avait déclaré  en son temps que la Tunisie serait retirée de la liste noire si elle s’engageait à coopérer comme requis.

Lors d’une conférence de presse, tenue aujourd’hui, M. Bergamini a rappelé qu’il s’est engagé, 24 heures après la décision, à faire sortir la Tunisie de cette situation de crise.

«L’engagement a été tenu et  je ne peux que me féliciter de la coopération avec le Chef du gouvernement Youssef Chahed et  avec les équipes du Palais de Carthage. Nous avons travaillé et nous avons respecté nos engagements», affirme-t-il.

Par ailleurs, l’ambassadeur a indiqué que le gouvernement tunisien s’est engagé à s’assurer que toutes les incitations fiscales octroyées aux entreprises tunisiennes ou européennes offshores ne contribuent pas à l’évasion et à la fraude fiscale, «c’est à dire ceux qui bénéficient de ces avantages pour créer de la richesse doivent contribuer à la redistribution de cette richesse», explique-t-il.

Toutefois, il faut que les mesures incitatives octroyées aux opérateurs étrangers pour venir travailler en Tunisie ou pour les opérateurs tunisiens pour aller investir dans les régions de l’intérieur, soient faites pour la création d’emploi des jeunes, «c’est-à-dire il faut qu’il n’y ait plus de création de richesse artificielle».

Selon l’ambassadeur, il ne faut pas que le système d’incitations fiscales tunisien profite avant tout aux opérateurs aussi bien étrangers que locaux au détriment de la redistribution de la richesse nationale.

En conclusion, Patrice Bergamini a indiqué: «nous allons continuer à travailler ensemble pour un objectif prioritaire et fondamental, à savoir la croissance et l’emploi. C’est-à-dire que tous le outils doivent être au service de la réalisation de cet objectif y compris l’outil fiscal».

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