Les raisons du retrait de Machrou3 Tounes de l’Accord de Carthage

Après le retrait d’Afek Tounes et du Mouvement du peuple de l’Accord de Carthage, voilà que le parti Machrou3 Tounes en fait de même. Tout comme il ne soutient plus le gouvernement d’Union nationale. Pourquoi ce revirement de situation alors qu’à un moment donné, ce parti  a soutenu le chef du gouvernement dans ses décisions?

 Marouen Falfel, député et membre de la Commission des finances du parti Machrou3 Tounes  à l’ARP, soutient que pour sortir de la crise, une seule issue: entamer les réformes.

La solution, d’après lui, est celle de présenter l’alternative pour redresser  la situation qui demeure délicate. Il précise à cet égard: “Etre dans l’opposition sans proposer  n’a pas de sens. Aujourd’hui, nous proposons une sortie: entamer les réformes avec un plan économique. Nous présenterons notre plan Machrou3na  qui comprend dix volets  dans les différents secteurs stratégiques.”

Et de poursuivre: ” La mise en place des réformes ne peut plus attendre. Cela doit se passer autour d’un dialogue national, incluant tous les acteurs et les parties prenantes, pour trouver un plan économique de court terme jusqu’à 2019.” Concernant les points de similitude avec le mouvement du président Macron, la République en Marche,  Falfel a répondu: “Non. Je n’en vois pas, aucune expérience n’est duplicable. On aspire au changement et à donner de l’espoir aux Tunisiens pour un véritable changement.”

De son côté, Watfa Belaïd, présidente du comité central du parti Machrou3 Tounes, a souligné: “Notre position du parti vis-à-vis de l’Accord de Carthage est à la fois économique et politique, car le constat d’aujourd’hui est amer et nous ne pouvons pas non plus rester les bras croisés sans rien faire et laisser les choses comme elles sont. Nous devons agir.” 

Khawla Ben Aicha, députée du parti Machrou3 Tounes, a évoqué quant à elle, que ce pacte n’a plus de raison d’être. Et de conclure: “Il est caduc et notre évaluation est chiffrée. D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec la dépréciation du dinar, le taux d’endettement et bien d’autres…”

Par

Publié le 19/01/2018 à 14:08

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin