SNJT : halte au harcèlement à l’encontre des correspondants étrangers

correspondants étrangers

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Reporters sans frontières (RSF) et le Club des correspondants étrangers en Afrique du Nord (NAFCC) tirent la sonnette d’alarme sur les pressions subies par des correspondants étrangers en Tunisie, lors de la couverture des manifestations de rue de la semaine passée. 

Le SNJT a dénoncé, dans un communiqué, « les pressions » à l’encontre des correspondants des médias étrangers en Tunisie. Il a cité plusieurs exemples de pressions exercées contre des correspondants de RFI et de Libération, l’un d’eux ayant été forcé de signer un PV d’audition en arabe sans pouvoir prendre connaissance de son contenu. Selon le SNJT, « ces agissements rappellent ceux de l’ATCE par le passé », indique le communiqué.

De plus, le syndicat désapprouve les déclarations du président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui dénonce les exagérations de la presse étrangère dans la couverture des agitations sociales et appelle les pouvoirs publics au respect des engagements pris par l’Etat afin de garantir la protection de la liberté de la presse selon les standards internationaux.

Dans ce même contexte, Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de RSF, a souligné que « les journalistes doivent pouvoir couvrir librement les manifestations qui ont lieu actuellement dans le pays. Nous appelons les autorités à ne pas entraver leur travail. »

Par ailleurs, RSF et le NAFCC ont exprimé leur inquiétude devant la pression grandissante à laquelle sont soumis les correspondants étrangers en Tunisie.

Rappelons que le correspondant du journal Libération, Mathieu Galtier, a été interpellé le 11 janvier, après la couverture des manifestations à Tébourba, afin qu’il divulgue ses contacts et des sources rencontrées sur place.

La liberté d’expression est un droit acquis pour tous, comme souligne larticle 19 de la Déclaration universelle des droits des l’Homme: « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here