Les protestations confirment l’échec du gouvernement

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a affirmé, lors d’un discours prononcé à l’occasion du septième anniversaire de la révolution tunisienne, que les protestations sociales traduisent l’absence de confiance des Tunisiens dans les promesses faites par les gouvernements successifs.

Noureddine Taboubi a fait savoir que les slogans scandés par les manifestants, le 14 janvier 2011, sont toujours d’actualité puisque les revendications, notamment l’emploi, n’ont pas été réalisées par les gouvernements successifs, regrette-t-il. Dans le même contexte, il a exprimé sa compréhension des protestations survenues récemment dans plusieurs gouvernorats. Il a prévu, par ailleurs, que les mouvements de protestation  risquent d’augmenter, si les mesures adéquates ne sont pas mises en place. Cette situation confirme les échecs des gouvernements de l’après-14 janvier 2011 en matière socio-économique d’après lui.

Protestations sociales riment avec mécontentement

Revenant sur l’instabilité politique, Noureddine Taboubi a affirmé que le changement successif des gouvernements de l’après-14 janvier 2011 n’adresse pas un message positif aux partenaires de la Tunisie à l’étranger. En plus, ce genre de situation donne l’impression que la stratégie  des gouvernements successifs se base sur l’improvisation. «Cette impression peut porter atteinte à l’image de la Tunisie comme un pays modèle pour les autres pays arabes, en matière de démocratie», estime-t-il. Tout en reconnaissant la légitimité des protestations sociales, Noureddine Taboubi a regretté que certaines parties aient eu recours au pillage et à la destruction, sur fond de protestations.

Évoquant la situation des entreprises publiques, Noureddine Taboubi a appelé les ouvriers et les fonctionnaires à défendre les entreprises publiques contre la privatisation qui demeure une ligne rouge pour la centrale syndicale. Par ailleurs, il a souligné que la centrale syndicale est prête à entamer un nouveau round de négociations  sociales. Dans la même approche, il a appelé le gouvernement à mettre en place les réformes nécessaires concernant la dépréciation du dinar, la spéculation et la contrebande.
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