PLF 2018 : Afek Tounes présente ses recommandations

Afek Tounes

Pour Afek Tounes, le projet de loi de Finances 2018, doit être revisité sur un certain nombre de points. Fidèle à ses principes de libéral-social, Afek Tounes n’est pas sans proposer une série de recommandations d’amendement pour le projet de loi de finances 2018.  Privatisation, lutte contre l’économie informelle, et rationalisation de la subvention sont entre autres, les éléments qui constituent la colonne vertébrale des propositions d’Afek Tounes, pour un projet de loi, créant une polémique avant sa publication..

Le parti, présidé par Yassine Brahim, est le premier parti à avoir réagi au projet de loi de finances 2018, alors que d’autres n’ont pas encore communiqué sur le fonds et sur la forme d’un projet qui semble diviser la scène politique  et  les experts en économie. Si certains considèrent que c’est un projet de loi équitable et juste à l’instar de Taoufik Rajhi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé des Grandes Réformes, d’autres affichent une prise de position hostile au projet tel le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES).

Sachant défendre les propositions de son parti, Mohamed Louzir, membre du bureau politique de Afek Tounes, dans une déclaration accordée à leconomistemaghrebin.com, affirme que les décisions doivent être fermes et audacieuses puisqu’ elles seront prises dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale. «Si on veut, on peut » lance-t-il.

De la suppression définitive du régime forfaitaire.
Supprimer le régime forfaitaire, la proposition,  ne date pas d’hier. Le parti politique revendique de l’inclure cette proposition  dans le projet de loi de finances 2018. Expliquant les raisons qui poussent le parti à faire une telle proposition, notre interlocuteur considère que pour une mobilisation optimale des recettes fiscales, le premier pas serait de supprimer le régime forfaitaire, ce qui élargira l’assiette fiscale.

« Au lieu de rehausser le pallier à 200 mille dinars pour chaque personne physique tout en restant dans le régime forfaitaire avec un minimum d’impôt selon des critères bien déterminés ; nous proposons, pour plus d’équité sociale, la suppression définitive du régime forfaitaire et son remplacement par le régime réel tout en l’accompagnant par une comptabilité simplifiée et une formation des comptables dans ce sens » étaye-t-il. Dans la même optique, il a indiqué qu’il existe  plus de 1000 comptables au chômage.

Mettre fin au paiement en liquide,  c’est s’attaquer à l’économie parallèle

Mohamed Louzir, estime également qu’il faudrait œuvrer pour réduire le plus possible les paiements en espèces, faisant en sorte que les opérations d’achat et de vente se font via le système bancaire. A cet égard, il a indiqué que les banques doivent être obligées,  par la vertu de la loi, de signaler tout dépôt qui dépasse les cinq mille dinars.

De même lors de l’enregistrement des contrats d’achat/vente les citoyens concernés devront s’acquitter des droits et taxes dus par virement bancaire.  A cet égard, il a indiqué que ce travail se fera au niveau de la recette des finances. « Si le contrat n’est pas enregistré auprès de la recette des finances, il n’aura aucune valeur juridique » conclut-il. « Plus les paiements se font en liquide, plus on encourage l’économie informelle, la corruption et l’évasion fiscale » regrette-t-il.

Oui pour le changement de la monnaie
Notre interlocuteur se montre enthousiaste quant à la réussite de cette procédure.  Ce changement doit se faire tout en accordant un délai pour les citoyens et pour les banques. Cette opération devrait inviter à  l’utilisation des cartes de crédit. « Il n’est pas logique qu’à l’heure des technologies nouvelles, on n’utilise pas les smartphones et le paiement en ligne » s’étonne-t-il.

Pour un meilleur ciblage de la subvention
Concernant le système des subventions de l’Etat, Mohamed  Louzir a plaidé pour un meilleur ciblage des bénéficiaires. Pour notre interlocuteur, il est impératif de rationaliser les subventions surtout avec les fraudes (utilisation des produits subventionnés pour des buts commerciaux).

Mais comment assurer ce meilleur ciblage ?

« Pour Afek Tounes, tout tunisien sans exception peut bénéficier de la subvention, pour cela le demandeur de la subvention recevra le montant de la subvention dans son compte bancaire » dit-il. Pour lui, cette méthode permettra de mieux maitriser les dépenses de la subvention surtout que plusieurs personnes ne vont pas revendiquer la subvention et ainsi il sera possible d’éliminer tout le traffic avance-t-il.

Commentant l’augmentation des droits de la douane et du droit de consommation Mohamed Louzir a considéré que ces mesures n’encouragent pas l’entrée de l’économie informelle dans l’économie formelle.

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