Remaniement ministériel de technocrates ou de partisans, that is the question?

États-Unis Chahed L'Economiste Maghrébin

Les nouvelles vont vite. On s’accorde déjà sur un remaniement ministériel dans les semaines à venir. Et tout le monde parle d’une nouvelle répartition des portefeuilles ministériels. Difficile cependant de trancher entre un remaniement ministériel basé sur les compétences ou fondé sur des calculs partisans. Même s’il est vrai, qu’au jeu des chaises vides de certains ministères, beaucoup est à perdre.

Un tel remue-ménage dans le gouvernement d’union nationale permettrait-il de stabiliser la situation du pays sur le plan socio-économique ou politique? « Le remaniement est plus que nécessaire, depuis qu’il y a eu des démissions et des postes vacants de certains portefeuilles »,  affirme de son côté, Souhail Alouini, député du parti Machrou3 Tounes. Il précise: « Il faut sortir des sentiers battus. Autrement dit, il faut qu’on sorte des choix ministériels basés sur des répartitions partisanes, pour aller plus vers la sélection de compétences, soit des technocrates ».

« Tout le monde en est conscient de la situation qui est très difficile… Nous aurons une rentrée difficile à tous les niveaux, que ce soit économique, social ou politique. Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de placer l’intérêt du pays avant celui des partis politiques. C’est en agissant ainsi qu’on pourra connaître une sortie de crise », poursuit-il.

Et d’ajouter: « Nous avons un besoin criant de personnes compétentes, capables de relever les défis sociaux, économiques; sachant que la décision finale revient au chef du gouvernement. La bataille doit continuer dans la lutte contre la corruption, il n’y a pas de raison de s’arrêter car les priorités sont de taille. Les réformes seront probablement douloureuses et le retour à un ministère de la Fonction publique est souhaitable. »

Par ailleurs, Samir Dilou, député du mouvement Ennahdha a insisté plus sur le terme de remplacement de ministres plutôt que de remaniement. Il déclare dans ce contexte: « Aujourd’hui, on parle de postes vacants et pas des moindres comme celui de ministre de la Coopération, des finances ou encore celui de l’Education. »

Il ajoute: « Ce sera comme un nouveau souffle pour le gouvernement, qui doit se décider avant la rentrée politique. Tout comme je ne vois pas de contradiction entre des nominations de technocrates ou partisanes. A mon avis, c’est la compétence qui doit primer ».

Il conclut: « Dans tous les cas, le chef du gouvernement doit procéder à des discussions avec les partis politiques, mais le dernier mot lui revient. Je ne pense pas que ces changements prendront beaucoup de temps. Quant à la décision finale, elle revient une fois de plus au chef du gouvernement. »

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