Quel bilan pour la diplomatie économique

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Organisé conjointement par le ministère des Affaires étrangères et le  Centre de promotion des exportations (CEPEX), la 35ème édition de la Conférence annuelle des chefs de délégations diplomatiques et consulaires s’est tenue, aujourd’hui, 28 juillet au siège du CEPEX. Il s’agit d’une journée économique et des rencontres B2B entre des hommes d’affaires et les représentants des missions diplomatiques tunisiennes.

Aziza Htira, PDG du CEPEX, a souligné le rôle important du CEPEX comme trait d’union entre les institutions économiques et les organismes de l’Etat, notamment les missions diplomatiques. D’ailleurs dans ce sens-là, une convention a été signée entre le Centre de promotion des exportations et le ministère des Affaires étrangères, au mois d’août 2016 pour la promotion des produits tunisiens à l’étranger, et ce, à travers des entretiens professionnels. 174 entreprises ont participé à ce programme depuis l’application de la convention. Une séance d’évaluation du programme a été organisée ce matin afin d’en connaître  les points positifs  et négatifs, indique-t-elle.

Mme Htira a poursuivi en déclarant que le CEPEX  doit s’imprégner des défis que la diplomatie économique est appelée à relever afin qu’elle puisse être un vecteur d’efficience dans l’intérêt du pays : «  Le gap qui existe entre les exportations et les importations nécessite de conjuguer les efforts pour le combler », renchérit-elle.

De son côté, Zied Ladhari, ministre de l’Industrie et du Commerce, présent à la séance d’ouverture, a salué la nouvelle orientation de la diplomatie économique que la Tunisie a adoptée. Pour lui, la Tunisie a choisi d’emprunter le chemin de l’Afrique. « Nous avons découvert notre dimension africaine car l’Afrique est le continent du futur qui compte plusieurs pays avec une croissance à deux chiffres et une population à forte consommation», dit-il.

Le  ministre a expliqué qu’à travers le commerce bilatéral l’accès aux marchés africains est plus aisé et le sera davantage avec la signature de la convention du COMISA, qui aura enfin lieu après des années de tentatives infructueuses. Il a ajouté que la Tunisie travaille également sur le  volet  du transport maritime à travers la création d’une ligne maritime vers les pays de l’Afrique de l’Ouest, en particulier, et qui soit régulière car le taux d’exportation vers l’Afrique a besoin d’être boosté.

Quant au  transport aérien, le ministre a considéré qu’il faut encourager la compagnie aérienne nationale Tunisair et multiplier les exportations avec l’Afrique.

Mohamed Kooli,  représentant de l’UTICA, a formulé le souhait de signer une convention similaire. Pour lui,  le PPP  est à considérer comme l’un des outils efficaces de la diplomatique économique tunisienne et a proposé la révision à la hausse des budgets alloués aux délégations diplomatiques tunisiennes à l’étranger.

A tout prendre, et depuis cinq mois seulement, 13 opérations de promotion ont été effectuées. Des délégations économiques ont été invitées et des participations à des foires et des salons nationaux confirmées. Ces opérations de promotion ont ciblé également le Brésil et la Suisse et un certain nombre de pays africains ce qui a permis la réalisation de plusieurs conventions commerciales.

174 entreprise tunisiennes ont participé à ces actions de promotion. Elles exercent dans les domaine des : services,  de l’agroalimentaire,  du textile ainsi que de l’ industrie. Notons par ailleurs qu’une enveloppe  de 1,6020 million de dinars a été allouée aux différentes délégations diplomatiques tunisiennes.

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