IVD : la falsification des élections à l’examen

électeurs tunisiens

L’Instance Vérité et Dignité (IVD) poursuit sa série de séances d’audition dans le cadre de l’établissement des faits sur les atteintes graves et violations des droits humains en Tunisie, entamée depuis novembre 2016.

Dans un communiqué publié hier, lundi 17 juillet 2017, sur son site officiel, l’IVD a indiqué qu’une nouvelle séance d’audition sera organisée vendredi prochain au siège de la Caisse de prévoyance et de retraite des avocats. Cette séance portera sur le sujet de la falsification des élections.

Il est à rappeler que les dernières séances d’audition publiques organisées par l’IVD, notamment celle du mois de mars 2017 où il était question des violations commises entre 1955 et 1963, relatives aux événements qui ont accompagné l’indépendance du pays et celle du mois de mai 2017, relative aux actes de corruption et de malversation commis par la famille Ben Ali, ont suscité une grande polémique.

Pour la première, plusieurs observateurs ont vu dans la manière de conduire les auditions à propos des violations liées au contexte de l’indépendance, une intention manifeste de la part de la présidente de l’IVD, Sihem Ben Sedrine, de réécrire, de manière partiale, l’histoire du pays de façon à minimiser les acquis réalisés lors de cette phase et d’amplifier la portée d’autres événements qui n’étaient pas de grande valeur historique.

Quant à la séance d’audition des responsables de la corruption de l’ère Ben Ali, lors de laquelle les Tunisiens ont écouté, pour la première fois depuis son arrestation,  Imed Trabelsi, beau-frère de Ben Ali,  s’expliquer sur les dépassements dont il était l’auteur, plusieurs observateurs ont dénoncé l’instrumentalisation par la présidente de l’IVD de ce témoignage comme étant un règlement de comptes politique lié au litige autour de la loi sur la réconciliation économique.

La question que se pose plus d’un est de savoir quelle serait la « surprise » de la prochaine séance d’audition que Mme Ben Sedrine réserve à l’opinion publique tunisienne.

Car, force est de constater que, indépendamment de l’idéalisation qu’on s’est faite de ce processus de la justice transitionnelle, la manière dont elle est menée par Sihem Ben Sedrine ne manque pas de poser plusieurs interrogations.

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