Démantèlement de 340 réseaux d’envoi des jeunes dans les zones de tension

Leila Chettaoui L'Economiste Maghrébin

La commission d’enquête sur les réseaux responsables de l’envoi des jeunes tunisiens dans les zones de tension commence à donner des résultats.

La présidente de la commission d’enquête sur les réseaux responsables de l’envoi des jeunes tunisiens dans les zones de tension à l’ARP, Leïla Chettaoui, a dressé un état des lieux de ces réseaux, lors de la séance d’audition du ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub. Ce qui a permis de lever le voile sur plusieurs instruments d’enquête.

Mme Chettaoui a déclaré sur les ondes radiophoniques que le nombre des jeunes envoyés dans les zones de tension a commencé à prendre de l’ampleur au troisième semestre de 2012, à travers divers canaux :  la frontière entre la Tunisie et la Libye, puis de la Libye jusqu’en Turquie puis vers la Syrie. Ainsi qu’ à travers les aéroports de Tunis-Carthage et de Sfax.

Citant l’exemple du terroriste Noureddine Chouchene qui était porteur de trois passeports, Mme Chettaoui a déclaré que la commission d’enquête a découvert que l’un des trois passeports lui avait été procuré par le consulat tunisien en Italie. Tout comme elle a déclaré que l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) « pourrait apporter sa contribution à l’enquête puisqu’il a à sa disposition d’importantes informations sur les coordonnées de ces terroristes et leurs destinations ».

En définitive, 3000 Tunisiens se trouveraient dans les zones de combat, dont 60%  en Syrie, 30% en Libye et les autres éparpillés en Irak. Tout comme elle a ajouté qu’en 2013, 100 réseaux ont été démantelés, 180 en 2015 et 340 en 2016.

Evoquant les activités frauduleuses de deux associations tunisiennes, à Bizerte et Ben Guerdane, qui seraient  impliquées dans le départ de jeunes tunisiens, une enquête a été ouverte, a-t-elle conclu.

Rappelons également, d’après  le groupe américain « SOUFAN GROUP » qui fournit des services stratégiques de renseignement et de sécurité aux gouvernements et aux organisations multinationales, que le nombre de combattants étrangers au sein de l’organisation terroriste « Daech-Etat Islamique » évoluant entre la Syrie et l’Irak s’élèverait à près de 20 mille, en tête desquels il y aurait 5000 Tunisiens suivis de 2275 Saoudiens,1200 Marocains et 200 Algériens… Le reste appartenant à différents pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Selon la même étude, 5000 autres Tunisiens auraient été empêchés entre temps de rejoindre les zones de combat.

 


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